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Le PQ mettrait Mascouche sous tutelle

29/08/2012 04:02 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois s'engage à mettre la Ville de Mascouche sous tutelle si la crise au conseil municipal devait perdurer.

Les candidats du PQ dans les circonscriptions de Verchères et de Masson, Stéphane Bergeron et Diane Hamelin, en ont fait l'annonce mercredi en évoquant la dernière séance du conseil municipal, perturbée pour la énième fois.

Dans un communiqué, les candidats péquistes ont estimé que la séance de lundi « a encore une fois dépassé les bornes ».

« Afin de permettre aux citoyens de recevoir les services auxquels ils ont droit, un gouvernement du Parti québécois adopterait un décret afin d'assujettir la Ville de Mascouche au contrôle de la Commission municipale du Québec et lui demanderait de faire toute la lumière sur l'administration municipale et le fonctionnement du conseil », a indiqué Stéphane Bergeron.

Le Parti québécois a déposé une motion à l'Assemblée nationale le 16 mai demandant au gouvernement d'intervenir afin que le maire de Mascouche, Richard Marcotte, se retire du conseil municipal à la suite des accusations d'abus de confiance et de corruption qui lui sont reprochées.

Séance extraordinaire à Mascouchre

Avant une séance extraordinaire du conseil mercredi à Mascouche, Richard Marcotte a répliqué aux intentions du PQ, en disant que le plus important était de parler du train de banlieue et non de la question de mise en tutelle de sa ville.

Contrairement à la séance houleuse de lundi, au cours de laquelle le maire avait été chahuté par des citoyens, le tout s'est déroulé dans le calme.

Les discussions ont notamment porté sur les controversés contrats de déneigement octroyés à l'entreprise de Normand Trudel. Les citoyens présents à la séance craignent entre autres que le fils de l'homme d'affaires mis en cause hérite de ces contrats.

Le maire Richard Marcotte a présidé le conseil municipal du début à la fin, avant de lever la séance. Bien qu'il avait accepté de répondre à une question qui ne figurait pas à l'ordre du jour, à savoir pourquoi refuse-t-il de démissionner, il s'est abstenu de répondre, se contentant de dire qu'il « respectait nos institutions ».

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