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Le maire de Saguenay vole la vedette aux enjeux régionaux

29/08/2012 11:38 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Les propos du maire Jean Tremblay envers la candidate péquiste de Trois-Rivières, Djemila Benhabib, ont retenu la plus grande part de l'attention des utilisateurs de médias sociaux depuis le début de la campagne électorale, selon Influence Communication.

Jean Tremblay a enflammé la twittosphère quand il a dit : « Les Québécois sont mous. » « On va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie, et on n'est même pas capable de prononcer son nom », a-t-il ajouté.

Le président d'Influence Communication, Jean-François Dumas, évalue que les propos du maire de Saguenay ont fait l'objet du plus grand nombre de micromessages sur Twitter.

« C'était le principal élément de controverse depuis le début de la campagne à l'échelle québécoise, ç'a été très dominant, affirme M. Dumas. Ç'a fait beaucoup réagir. Ç'a été le principal thème le plus fort. »

Jean-François Dumas constate aussi que les controverses ont pris toute la place médiatique durant la campagne électorale et ont relégué aux oubliettes les véritables débats d'idées.

Il ajoute que les enjeux régionaux sont occultés depuis quelques années. « Plus ça va, plus ce sont des campagnes de chefs, croit M. Dumas. Moins on parle des différents candidats et plus ça va, moins on s'intéresse aux régions. Plus ce sont des campagnes de grands centres. »

Le président d'Influence Communication remarque aussi que les médias traditionnels tels que la radio, la télévision et les journaux ont relayé abondamment ce qui se passe sur Twitter. « Notre intérêt à l'égard de l'ensemble des régions au Québec depuis le début de la campagne est moins élevé que l'intérêt des médias à l'égard de l'utilisation de Twitter », conclut M. Dumas.

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