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Le chef de cabinet de Harper avait reçu un troisième appel de Barrick Gold

29/08/2012 08:34 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - La controverse entourant le chef de cabinet de Stephen Harper a pris de l'ampleur mercredi après que la compagnie minière Barrick Gold (TSX:ABX) eut révélé qu'elle avait sollicité Nigel Wright à trois reprises au lieu de deux.

Barrick Gold, qui est la plus importante entreprise aurifère au monde, a fait état lundi de ce troisième appel, survenu le 29 mai. En vertu de la loi, elle aurait dû faire part de cette information à la commissaire fédérale au lobbying au plus tard le 15 juin. Les deux autres appels, qui ont eu lieu le 14 et le 25 mai, ont été signalés le 30 juillet.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait défendu M. Wright en disant qu'il s'était contenté d'écouter Barrick Gold lui exposer son problème, qu'il n'avait rien répondu, qu'il l'avait référée aux autres responsables du dossier concerné et n'avait participé à aucune prise de décision en lien avec la minière.

M. Baird n'avait pas fait mention du troisième appel, mais avait confirmé que la compagnie avait téléphoné pour discuter des conséquences du comportement du gouvernement Harper lors du dernier Sommet des Amériques en avril, durant lequel il a provoqué la colère de l'Argentine en bloquant une résolution sur les revendications du pays concernant les îles Falkland (Malouines).

Barrick Gold possède déjà une mine en sol argentin et projette d'exploiter une mine d'or et d'argent controversée à cheval sur la frontière entre l'Argentine et le Chili.

Nigel Wright connaît le fondateur et président du conseil d'administration de l'entreprise, Peter Funk, depuis des années et il est très proche de son fils, Anthony, avec qui il a travaillé chez Onex (TSX:OCX), le géant du capital-investissement qu'il a quitté pour devenir le chef de cabinet de Stephen Harper. M. Wright est également le parrain du fils d'Anthony Funk.

Toujours mardi, le ministre des Affaires étrangères avait affirmé que la responsabilité de ce dossier lui revenait et que les inquiétudes de Barrick n'avaient rien changé à la décision du Canada de ne pas reconnaître les prétentions de l'Argentine sur les îles Falkland.

La commissaire fédérale à l'éthique, Mary Dawson, a déjà discuté de la situation avec Nigel Wright. Selon son porte-parole, elle poursuit son enquête sur cette question.

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