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«La loi 78, c'est de la marde», dit le candidat de la CAQ Martin Caron

29/08/2012 06:12 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

THETFORD MINES, Qc - «La loi 78, c'est de la marde», a lancé un candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Martin Caron, lors d'un débat organisé mercredi matin entre les quatre candidats de la circonscription de Lotbinière-Frontenac au Cégep de Thetford, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Plusieurs thèmes étaient au menu de l'événement organisé par les étudiants de l'institution, dont celui de l’éducation. Les cégépiens présents avaient formulé de nombreuses questions, notamment sur la hausse des droits de scolarité.

«Moi je ne suis pas d'accord avec la loi 78, c'est de la marde! C'est simple, là. Là vous êtes en train de me faire exploser», a déclaré M. Caron sous les remontrances du médiateur présent.

Il faisait en fait référence à la loi spéciale 12 qui met en oeuvre le projet de loi 78. Cette loi balise le retour en classe des étudiants ainsi que la tenue de manifestations.

Pour M. Caron, il est clair que la situation entourant la crise étudiante serait gérée différemment sous un gouvernement de la CAQ dirigé par son chef, François Legault.

«Si demain matin les institutions gouvernementales — et je vous dis qu'on va y tenir mordicus nous à la Coalition — nous nous asseyons avec les fédérations étudiantes et que nous parlons avec elles pour établir les normes, je pense que ça va régler le problème», a-t-il dit.

En mai dernier, les députés caquistes avaient pourtant voté à l'unanimité en faveur du projet de loi 78 après avoir demandé et obtenu certains amendements.

Quelques jours après le vote, M. Legault avait publié une lettre sur le site Web de la CAQ afin de justifier la position de son parti sur la question, assurant que la décision d'appuyer le projet de loi ne s'était pas prise de «gaieté de coeur» et que les caquistes n'avaient jamais eu l'intention de «cautionner l'incompétence du gouvernement à gérer cette crise».

À la veille du déclenchement des élections en juillet, le chef de la CAQ avait aussi exhorté Jean Charest à suspendre les articles de la loi qui encadrent les manifestations, tout en proposant de régler le conflit en faisant passer la hausse de 254 $ à 200 $ par année et en repoussant son entrée en vigueur au mois de janvier.

Lundi, François Legault s'est même dit prêt à négocier son offre avec les leaders étudiants s'il était élu le 4 septembre à condition que les contribuables n'aient pas à débourser davantage.

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