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La Commission réconciliation ivoirienne appelle Ouattara à relancer le dialogue

29/08/2012 07:27 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Le chef de la Commission réconciliation ivoirienne a appelé le président Alassane Ouattara à prendre des "initiatives" pour relancer le dialogue avec l'opposition, alors que le pays connaît un regain de tension après des violences et des arrestations, dans un entretien avec l'AFP.

"La Nation ivoirienne est en danger", a alerté l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), dans cet entretien réalisé mardi. La solution réside dans le "dialogue" et "j'attends du chef de l'Etat, président de tous les Ivoiriens, qu'il prenne des initiatives en ce sens", a-t-il déclaré.

Les partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, "qui ont perdu le jeu démocratique", comme "les autres partenaires socio-politiques, doivent accepter aussi de venir à la table du dialogue en toute honnêteté, liberté et sincérité", a encore affirmé M. Konan Banny.

Une vague d'attaques meurtrières menées depuis début août contre l'armée a arrêté la normalisation en cours depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Les autorités accusent des pro-Gbagbo d'être derrière les attaques contre l'armée, ce que dément l'ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), dont plusieurs figures ont été arrêtées ces derniers jours.

Le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, doit être jugé vendredi pour trouble à l'ordre public après avoir été arrêté le week-end dernier. Visé par un mandat d'arrêt international émis par Abidjan pour "crimes économiques", le porte-parole en exil de M. Gbagbo, Justin Koné Katinan, a été arrêté le 24 août par la police ghanéenne. La justice ghanéenne doit examiner la demande ivoirienne d'extradition.

ck-tmo/jms

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