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Il faut revoir les règles pour les policiers et les pompiers, dit McGuinty

29/08/2012 09:34 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les municipalités de l'Ontario devraient se demander si elles peuvent toujours se permettre de laisser libre cours à l'accumulation de congés de maladie inutilisés par ses services de police et de prévention des incendies, à l'heure où la province traverse une période économique trouble, a lancé mercredi le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty.

Le gouvernement libéral tente d'imposer un nouveau contrat de travail aux dizaines de milliers d'enseignants de la province, qui éliminerait ce genre de pratiques leur permettant de récupérer en argent ces journées non utilisées une fois la retraite venue.

Le projet de loi spéciale a déclenché une levée de boucliers au sein du corps professoral, qui s'insurge contre une «trahison» du gouvernement qu'ils soutiennent depuis neuf ans, affirment les enseignants.

Le gouvernement McGuinty est confronté à un déficit de 15 milliards $ et ne peut tout simplement plus se permettre de verser ce genre d'indemnités s'il veut continuer à financer des programmes tels celui des garderies à temps complet, a plaidé le premier ministre, de passage dans une école de Toronto.

M. McGuinty a mentionné qu'il s'attardait aux employés provinciaux, alors que les policiers et les pompiers relèvent des municipalités. Il a toutefois déclaré que les villes devraient elles aussi se poser ce genre de questions, soutenant que selon son gouvernement, c'était l'un des dossiers sur lesquels il faudrait avoir un «regard neuf».

Le gouvernement n'a pas hésité à cibler les professeurs, qui sont employés par les commissions scolaires. Les municipalités et les commissions scolaires reçoivent toutes deux des enveloppes du gouvernement provincial.

Le premier ministre McGuinty a indiqué que son gouvernement ferait «ce qui est nécessaire pour s'assurer que les objectifs financiers soient atteints».

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