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Condoleezza Rice s'inquiète à Tampa de la place des Etats-Unis dans le monde

29/08/2012 11:29 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

L'ancienne secrétaire d'Etat Condoleezza Rice s'est inquiétée mercredi soir à la convention républicaine de Tampa (Floride) de la place des Etats-Unis dans le monde, estimant que la faiblesse de l'Amérique menace de "faire du monde un endroit plus dangereux".

"Des dictateurs en Iran et en Syrie menacent la sécurité régionale, la Russie et la Chine empêchent d'y apporter une réponse et tout le monde se demande +Que fait l'Amérique?+", a-t-elle lancé devant les 4.000 délégués réunis à Tampa.

"Vous savez, quand vos amis comme vos ennemis n'ont pas de réponse à cette question, il est probable que le monde devienne un endroit plus dangereux", a-t-elle ajouté, dans un discours très applaudi. "Depuis la Seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont eu une réponse à cette question: nous défendons la liberté des peuples et l'économie de marché".

Soulignant que cet engagement s'était souvent appuyé sur le "sacrifice" des forces armées américaines, elle a observé que "le poids du leadership était lourd" et que certains pouvaient penser que les Etats-Unis avaient "porté ce fardeau trop longtemps".

Mais l'Amérique "n'a pas le choix" car "si nous ne sommes pas leader (...), soit personne ne le sera et ce sera le chaos, soit un autre (pays), qui ne partage pas nos valeurs, occupera la place".

Estimant que "le bien-être national et le leadership sur la scène internationale sont liés", Mme Rice a assuré que Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison Blanche, et son colistier Paul Ryan "allaient reconstruire les fondations de notre puissance, l'économie américaine".

"Quand le monde nous regarde aujourd'hui, il voit un gouvernement américain qui vit au-dessus de ses moyens (...), qui continue à emprunter de l'argent et qui hypothèque le futur des prochaines générations", a-t-elle dénoncé.

"Le monde sait que lorsque une nation perd le contrôle de ses finances, elle perd finalement le contrôle de son destin. Et ce n'est pas cette Amérique qui a conduit les peuples à la suivre", a-t-elle affirmé.

Plus tôt dans la journée, l'ancien candidat à la Maison Blanche John McCain et Mitt Romney lui-même avaient eux aussi dénoncé le déclin des Etats-Unis sur la scène internationale, imputable selon eux au président Obama.

rr/lb

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