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Amman va renvoyer chez eux des réfugiés syriens ayant attaqué des policiers

29/08/2012 01:03 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre jordanien Fayez Tarawneh a annoncé mercredi que son pays allait renvoyer chez eux des réfugiés syriens ayant attaqué la veille des policiers jordaniens, lors de heurts dans un camp de réfugiés.

"Nous serons fermes face à tous ceux qui violent la loi et nous allons renvoyer chez eux les personnes arrêtées pour avoir attaqué des policiers", a dit M. Tarawneh à la télévision publique après avoir rendu visite à la cité médicale d'Al-Hussein à Amman à des policiers blessés dans ces heurts.

Le Premier ministre jordanien, qui n'a pas précisé le nombre des personnes qui allaient être expulsées, a renouvelé la volonté de son pays de faire tout ce qui est possible pour améliorer les services dans le camp de Zaatari (85 km au nord d'Amman), situé dans une zone désertique à la frontière syrienne.

Des heurts avaient opposé mardi des réfugiés syriens, qui manifestaient pour protester contre leurs conditions de vie, à des policiers et gendarmes jordaniens dans le camp de Zaatari, faisant 26 blessés parmi les forces de sécurité, selon les autorités.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, plus de 22.000 réfugiés syriens sont arrivés dans ce camp situé près de la frontière syrienne, depuis son ouverture le 30 juillet et leur nombre ne cesse d'augmenter tous les jours.

L'Unicef, qui a lancé lundi un appel de fonds de 54 millions de dollars pour faire face aux besoins des dizaines de milliers de Syriens réfugiés en Jordanie, a expliqué que les conditions de vie dans le camp de Zaatari (7 km2) sont rudes, le soleil du désert virulent, il n'y a pas d'ombre naturelle et les tempêtes de sable frappent régulièrement le camp.

Le 23 août, la police avait dû intervenir à Zaatari pour disperser des manifestants en colère après un affrontement entre des réfugiés et des gardiens qui les avaient empêchés de quitter le camp.

kt/hj/feb

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