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Affaiblissement des médias indépendants sous le régime d'Hugo Chavez (rapport)

29/08/2012 12:11 EDT | Actualisé 29/10/2012 05:12 EDT

L'affaiblissement des médias indépendants sous la présidence d'Hugo Chavez au Venezuela, au pouvoir depuis treize ans, contraint les journalistes à l'autocensure ou à moins couvrir les sujets sensibles, pointe un rapport présenté mercredi.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), dans rapport publié à New-York quelques semaines avant l'élection présidentielle au Venezuela, dénonce "le démantèlement progressif de la presse critique (du pays) au cours des treize dernières années, ainsi que les attaques pour diffamation dans les médias d'Etat et les décisions judiciaires favorisant la censure".

Le régime d'Hugo Chavez a, d'après cette organisation, "employé un éventail de lois, de menaces et de mesures réglementaires" pour affaiblir les médias privés, y compris sur internet, où certains comptes de journalistes ont été "piratés".

Pour éviter des amendes ou des peines de prison, les journalistes contrôlent leurs propos et se retiennent de couvrir certains faits d'actualité, telle la contamination supposée d'une rivière, déplore le CPJ.

"Le gouvernement a également bloqué la couverture critique des informations, fermé des stations de radio et de télévision, porté plainte contre des journalistes pour diffamation, exclu des événements officiels (...) les journalistes critiques", note encore cette organisation américaine de défense de la presse.

Parmi les sujets éludés cette année figurent "la santé de Chavez (qui a subi une opération l'année dernière, ndlr), la hausse du chômage, la surpopulation dans les prisons et l'actualité du secteur énergétique public", précise Joel Simon, directeur général du CPJ.

La chaîne de télévision Globovision, critique envers le gouvernement, a dû payer fin juin une amende de 2,16 millions de dollars pour pouvoir continuer à émettre, après avoir été condamnée pour avoir couvert en 2011 des émeutes en prison.

L'élection présidentielle doit avoir lieu le 7 octobre et Hugo Chavez, du Parti socialiste vénézuélien, espère décrocher un nouveau mandat de six ans.

mar/lor/are

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