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Zimbabwe/Constitution: Tsvangirai rejette les amendements proposés par Mugabe

28/08/2012 07:51 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, principal opposant au chef de l'Etat Robert Mugabe, a refusé mardi des amendements proposés par les partisans du président au projet de nouvelle Constitution, attendue pour pouvoir organiser des élections.

"Nous n'allons même pas envisager de nouvelles négociations là-dessus", a déclaré M. Tsvangirai devant la presse.

La Zanu-PF, le parti de Robert Mugabe, cherche à amender le projet de loi fondamentale - pourtant issu d'un accord entre négociateurs des deux camps - estimant notamment que les pouvoirs du président y sont trop affaiblis.

"C'est une réaction à retardement, qui n'a rien à voir avec ce sur quoi les deux parties se sont entendues", a ajouté le Premier ministre.

La Zanu-PF insiste pour renforcer les pouvoirs du chef de l'Etat, mais également pour introduire un article interdisant explicitement les mariages homosexuels ainsi que la double nationalité.

L'adoption d'un nouvelle Constitution est pourtant une étape indispensable avant l'organisation d'élections libres et démocratiques, censées mettre un terme à une crise politique ouverte en 2008.

M. Tsvangirai en a de nouveau appelé à l'arbitrage de la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe, qui était intervenue au début de la crise pour imposer un compromis et proposer une feuille de route, passant par l'adoption d'une Constitution.

Lors de sa dernière réunion en juin à Luanda, l'organisation régionale avait sommé le Zimbabwe d'organiser des élections dans les douze mois, mais l'adoption d'une Constitution était nécessaire avant l'organisation d'un scrutin.

Depuis 2009, le président Mugabe cohabite difficilement avec son Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui est aussi son principal adversaire politique.

La dernière élection présidentielle avait été marquée par des violences contre les partisans de M. Tsvangirai. Pour éviter un bain de sang, ce dernier avait accepté de retirer sa candidature entre les deux tours, laissant Mugabe seul en lice au second tour.

Suite à une médiation de la SADC, les deux hommes avaient ensuite accepté de s'engager dans une cohabitation forcée qui n'a jamais vraiment fonctionné.

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