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Tout est prêt pour Stevenson-George, première finale de Rapides et Dangereux

28/08/2012 01:35 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Après l'horrible saison 2011-12 qu'a connue le Groupe Yvon Michel, tout est en place pour le combat éliminatoire au titre IBF des super-moyens entre Adonis Stevenson et Donovan George, première finale de la troisième saison de la série Rapides et Dangereux.

Stevenson (18-1, 15 K.-O.) est finalement remis de sa blessure à la main gauche qui l'a empêché de se battre le 17 août dernier — la troisième blessure à une main qui vient ralentir les ardeurs des têtes d'affiche de GYM. Son important combat contre George (23-2-1, 20 K.-O.) sera le plat de résistance du premier gala Rapides et Dangereux de la saison, le 12 octobre prochain.

Le boxeur de Longueuil ne peut pas se permettre d'échapper ce combat: à 34 ans, le temps joue contre lui et qui sait quand une autre occasion de devenir aspirant obligatoire (ici, au titre des 168 livres actuellement détenu par l'Anglais Carl Froch) se présentera.

«On ne se racontera pas d'histoire: vous avez vu à quel point ç'a été difficile d'obtenir un adversaire mondialement classé pour l'affronter, a indiqué Yvon Michel, président de GYM. Et cette fois-ci, il y a un enjeu majeur, soit la possibilité de se rendre en combat de championnat du monde. S'il n'y a pas cet enjeu-là, aucun boxeur de qualité ne va prendre le risque d'affronter Adonis Stevenson.

«Donc, s'il perd, même s'il devait perdre une décision serrée, il va se retrouver relégué aux oubliettes et ça va être très, très difficile pour lui de remonter (dans les classements). Ça nous a pris plus d'un an ce cheminement pour l'amener dans cette position. Ça prendrait au moins autant de temps pour retourner à ce niveau.

«À 34 ans, le temps joue contre lui. Il ne peut pas s'accrocher les pieds, il faut qu'il réussisse à gagner contre George. C'est plus important pour lui à 34 ans que pour George à 27 ans.»

Sans être en désaccord avec son promoteur, Stevenson ne ressent pas le même sentiment d'urgence.

«C'est sûr que je n'ai pas le temps d'niaiser, a-t-il dit en riant. C'est sûr que je me suis entraîné très fort pour ce combat. Chaque combat est déterminant pour moi. Mais je ne calcule pas plus loin que le prochain combat. Dans ma tête, je vais gagner. Je suis confiant à 100 pour cent. Je suis prêt pour ça. Je suis classé deuxième au monde et je suis l'un des meilleurs 'prospects', alors il faut que je livre la marchandise.»

Année horrible

La blessure à Stevenson s'est avérée la dernière tuile à tomber sur la tête de GYM en 2011-12. Sa grande vedette, Jean Pascal, ne s'est pas battu depuis sa défaite par décision unanime devant Bernard Hopkins, le 21 mai 2011. Son combat de championnat du monde contre Tavoris Cloud, prévu le 12 août dernier, a dû être annulé.

Une autre tête d'affiche de GYM, David Lemieux, a perdu un combat éliminatoire contre Marco Antonio Rubio avant de se faire surprendre par un Joachim Alcine au sommet de sa forme. À la suite de ce deuxième revers d'affilée, Lemieux (26-2, 25 K.-O.) — qui sera aussi du gala du 12 octobre prochain — s'est également fracturé la main en tentant de faire passer sa frustration sur un mur du vestiaire...

Yvon Michel, président de GYM, espère que tous ces ennuis sont maintenant choses du passé et que la saison 2012-13 se terminera par un bilan plus positif.

«Nos partenaires les plus importants au cours de la dernière année auront été nos physiothérapeutes et notre médecin, a lancé un peu dépité Michel. On a eu une saison difficile, mais là on s'en va vers une saison qui, j'en suis convaincu, sera exceptionnelle pour nos boxeurs, pour l'industrie ici et pour notre organisation.»

Afin de mettre toutes les chances de son côté, GYM, de concert avec Evenko, a modifié la série Rapides et Dangereux pour la rendre plus attrayante.

La série a d'abord été réduite à quatre événements au lieu de cinq, avec les trois autres galas prévus pour les 14 décembre, 8 février et 3 mai prochains. Les prix des billets ont aussi été considérablement réduits, jusqu'à 50 pour cent dans certains cas. Le prix des billets les moins chers est de 40,50 $, tandis qu'on pourra se procurer un abonnement saisonnier à partir de 144 $.

La configuration du Centre Bell a aussi été repensée afin que les gens soient plus près de l'action et que tous puissent voir l'écran géant. Finalement, des combats caritatifs, impliquant des gens n'ayant jamais monté dans le ring, seront insérés aux galas.

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