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RDC: un million de signatures recueillies contre la guerre à l'est

28/08/2012 05:31 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Les chefs religieux de la République démocratique du Congo RDC) ont recueilli un million de signatures contre la reprise de la guerre au Nord-Kivu (est), où l'armée affronte depuis trois mois le Mouvement du 23 mars (M23), a-t-on appris auprès de l'Eglise catholique.

"Nous avons recueilli plus d'un million de signatures, toutes confessions confondues" et sur l'ensemble du pays, a déclaré à l'AFP l'abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

Un recensement des signatures a été fait samedi lors d'une rencontre inter-religieuse à Kinshasa, mais tous les carnets n'étaient pas encore arrivés dans la capitale pour des raisons logistiques.

"Je ne sais pas si ceux qui n'étaient pas arrivés ne pourraient pas nous faire arriver à plus de trois millions", a précisé l'abbé.

Début mai, des ex-rebelles intégrés dans l'armée en 2009 ont formé le mouvement M23. Depuis quelques semaines les combats ont cessé, mais quelque 250.000 personnes ont fui les violents affrontements, concentrés près de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.

Des ONG, l'ONU et Kinshasa ont accusé le Rwanda de soutenir en hommes, en armes et munitions les mutins - ce que Kigali a toujours démenti, sans empêcher des sanctions financières des Etats-Unis, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède et de la Grande-Bretagne.

"L'objectif est d'abord de sensibiliser sur la réalité, qu'on ne se limite pas à quelques sanctions, que les sanctions soient appliquées pour que ce groupe rebelle ne puisse plus mettre fin à des vies humaines, créer ces drames et être aidé par des pays voisins, nommément le Rwanda", a souligné l'abbé Santedi.

Il faut une "condamnation claire et nette du Conseil de sécurité des Nations Unies par rapport à cette rébellion du M23 et à l'aide donnée et avérée par le Rwanda", a-t-il martelé.

Il a annoncé que, dès mercredi, des délégations de diverses confessions religieuses porteront la pétition au secrétaire général des Nations Unies Ban ki-Moon, prendront contact avec des membres permanents du Conseil de sécurité ou sillonneront quelques capitales européennes.

hab/aub

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