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Pendant la convention républicaine, Obama demande aux jeunes "d'y croire"

28/08/2012 03:29 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Barack Obama a tenté mardi de remobiliser l'électorat jeune, en demandant à 6.000 étudiants "d'y croire" et de ne pas se laisser décourager par les républicains, une contre-programmation de la convention nationale de ses adversaires.

"Je vous demande d'y croire", a affirmé le président démocrate sortant lors d'un discours de 25 minutes sur le campus de l'Université publique de l'Iowa (ouest) dans la ville d'Ames, première étape d'une tournée visant un vote étudiant qui pourrait s'avérer déterminant le 6 novembre.

Alors que les conservateurs, leur candidat Mitt Romney en tête, se réunissaient à Tampa en Floride (sud-est) après avoir dû ajourner les débats de lundi en raison de la tempête Isaac, M. Obama leur a décoché quelques flèches.

Leur programme, a-t-il affirmé, "devrait être un spectacle plutôt distrayant". "Je suis sûr qu'ils auront plein de choses adorables à dire à mon sujet", a-t-il ajouté, salué par les rires d'une foule rassemblée sous un soleil de plomb.

"Mais ce que vous n'entendrez pas de leur part, c'est un chemin vers l'avenir, qui réponde aux difficultés de notre époque. Au lieu de cela, ce sera un plan économique qui dit que si vous donnez 250.000 dollars de réductions d'impôts supplémentaires à ceux qui gagnent trois millions de dollars ou plus, les emplois et la prospérité vont retomber comme par magie sur tous les autres", a lancé le président.

"Ce qu'il faut comprendre, ici à Ames, c'est que votre vote est important. Votre vote a eu de l'effet" en 2008, a ajouté M. Obama, qui avait pu compter sur une mobilisation inhabituelle des jeunes pour décrocher son premier mandat il y a quatre ans, mais qui semble plus à la peine cette année au sein de cette catégorie d'électeurs, selon les sondages.

"Le changement a été possible grâce à vous. Et maintenant il y a davantage de travail à accomplir pour faire croître cette économie, créer de bons emplois, renforcer la classe moyenne. Et en novembre, votre voix aura de l'importance comme jamais", a assuré le président.

La tournée de M. Obama le mènera en soirée à Fort Collins dans le Colorado (ouest). Pour compléter le contre-point espéré à la convention des républicains, il sera mercredi à Charlottesville en Virginie (est), encore une fois dans une université.

Ces trois Etats font partie de la douzaine sur 50 qui pourraient faire la différence lors de la présidentielle du 6 novembre et sont donc inlassablement arpentés par MM. Romney et Obama.

Ce dernier a déjà passé à la mi-août trois journées dans l'Iowa, un territoire rural qui est considéré comme l'une des clés du scrutin avec sa population très majoritairement blanche, un groupe que M. Obama peine à séduire au plan national.

Il s'agit d'une région chère à son coeur puisque c'est là que sa candidature a été placée en orbite début 2008, après une première victoire surprise face à sa rivale Hillary Clinton lors des primaires démocrates.

En occupant le terrain et les ondes, même si rien n'est jusqu'ici prévu le jour de l'intronisation formelle de M. Romney jeudi, le camp Obama rompt avec une tradition de courtoisie qui veut que les candidats se fassent discrets pendant la convention de leurs adversaires. Cette attitude traduit l'âpreté d'une course dont le résultat reste incertain.

Les républicains ont eux aussi essayé mardi de marcher sur les plates-bandes de M. Obama en mettant en avant mardi des statistiques montrant que "les jeunes Américains méritent mieux, bien mieux" que le président sortant.

"La moitié des nouveaux diplômés sont au chômage ou sous-employés", "Le taux de chômage des jeunes est le double de la moyenne" et "Le coût des études supérieures a augmenté de 25% en quatre ans", a affirmé le camp de M. Romney dans une infographie.

tq/jca

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