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Officiel tué par un javelot: l'IAAF exprime sa sympathie à la famille

28/08/2012 10:51 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a exprimé mardi sa très grande tristesse et sa "plus profonde sympathie à l'égard de la famille de l'officiel" décédé lundi après avoir été grièvement blessé par un javelot lors d'une réunion d'athlétisme de jeunes à Düsseldorf (Allemagne).

"Nous nous sentons très tristes et nous exprimons notre plus profonde sympathie à l'égard de la famille de l'officiel, qui, en raison d'une malheureuse mais évidente erreur humaine (selon les témoins de la scène) a perdu la vie en offrant ses services à son sport favori", a réagi l'IAAF dans un message transmis à l'AFP.

L'officiel, Dieter Strack, âgé de 74 ans, avait été atteint à la gorge par un javelot alors qu'il s'apprêtait à aller mesurer la distance parcourue par l'objet toujours en vol.

Après avoir reçu les premiers soins sur place, l'homme, touché à une artère et qui avait perdu beaucoup de sang, avait été immédiatement conduit à l'hôpital de Düsseldorf où il avait été opéré.

Sept spectateurs choqués avait été pris en charge par les services de secours dans le stade, dont le public (environ 800 personnes) avait été évacué par la police. A la suite de l'incident, la réunion avait été annulée.

Selon le quotidien local Rheinische Post, le jeune athlète de 15 ans, qui aurait envoyé le javelot, en état de choc, est suivi médicalement.

Ce drame a rappelé l'accident dont avait été victime le 13 juillet 2007 Salim Sdiri, actuel détenteur du record de France du saut en longueur (8,42 m), terrassé par un javelot au Stade olympique de Rome, même si la nature en est bien différente puisque Sdiri était lui en bonne position, en train de se rhabiller entre deux essais quand le javelot du Finlandais Tero Pitkämäki l'avait terrassé.

Touché au foie et au rein droit, Sdiri avait été hospitalisé pendant deux semaines.

Interrogé par l'AFP à la suite du drame qui s'est déroulé en Allemagne, l'IAAF a indiqué qu'elle n'envisageait pas de revoir sa réglementation concernant la sécurité des lancers puisqu'il s'agissait d'une erreur humaine.

Dans ses textes, l'instance internationale rappelle que "les officiels doivent toujours à l'esprit les dangers inhérents à ce sport. Ils doivent être en alerte en permanence, et ne doivent pas se laisser distraire".

fbr/mam

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