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Mitt et Ann Romney débarquent à Tampa pour la convention républicaine

28/08/2012 12:42 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

La convention républicaine entrait mardi dans le vif du sujet à Tampa (Floride, sud-est), où Mitt Romney sera adoubé le candidat du parti pour affronter Barack Obama en novembre.

Le candidat et son épouse Ann sont arrivés en fin de matinée dans cette ville complètement barricadée par d'importantes forces de sécurité, alors que l'éventuelle prochaine première dame du pays devait prononcer dans la soirée l'un des discours les plus attendus de la convention, qui s'est officiellement ouverte lundi.

Elle aura à coeur de montrer un côté plus humain de Mitt Romney qui selon tous les sondages souffre d'un sérieux handicap à ce sujet auprès des Américains.

M. Romney devait initialement se rendre jeudi à Tampa pour y prononcer son discours d'acceptation en clôture de la convention mais dans une décision qui avait tout d'un "coup politique" pour attirer l'attention des médias mobilisés par la tempête Isaac, l'état-major de sa campagne avait annoncé lundi soir qu'il viendrait dès ce mardi.

Interrogé pour savoir s'il ferait une apparition devant la convention, un porte-parole du parti républicain s'est contenté d'un : "tout peut arriver".

La convention s'est ouverte lundi sans fanfare, le programme ayant été remanié pour tenir compte de la tempête. Six coups de marteau, un petit hommage à Neil Armstrong, une prière, une courte vidéo à la gloire de Mitt Romney, et c'en était fini pour la journée.

Mais elle a été soigneusement calibrée pour essayer de transformer l'image de Mitt Romney.

L'objectif numéro un de la convention est ainsi, à 10 semaines de l'élection présidentielle du 6 novembre, d'améliorer son image encore élitiste et distante dans les foyers américains.

Les organisateurs de la grand-messe républicaine comptent ainsi sur Ann Romney pour faire vibrer la corde sensible des plus de 4.000 délégués du parti présents à la convention et des dizaines de millions d'électeurs qui regarderont les discours en prime time à la télévision et sur internet.

L'épouse du candidat devait prononcer son discours vers 22H00 locales (02H00 GMT mercredi).

"Elle va faire quelque chose de formidable", a assuré M. Romney. "Vous verrez que mon discours vient du coeur et je crois que beaucoup d'entre vous savent que je n'ai pas l'habitude de m'écarter du texte écrit", a déclaré pour sa part Ann Romney aux journalistes l'accompagnant dans l'avion mardi pour Tampa.

L'autre temps fort mardi devait être le vote par acclamation Etat par Etat des délégués désignant Mitt Romney comme candidat du parti, même si la désignation formelle n'interviendra que jeudi, a-t-on expliqué dans l'entourage de la convention.

En l'absence d'adversaires, l'adoubement de l'ex-gouverneur du Massachusetts ne fait aucun doute.

Mais ce rituel tout en flonfons est crucial car c'est à partir de ce moment là que le candidat peut piocher dans les fonds prévus pour l'élection générale elle-même. Côté démocrate, la convention du parti est prévue du 4 au 6 septembre à Charlotte (Caroline du Nord).

La journée comptera aussi avec les discours de plusieurs poids lourds du parti, parmi lesquels le gouverneur du New Jersey (nord-est) Chris Christie ou encore l'ultra-conservateur Rick Santorum, candidat malheureux à l'investiture face à Mitt Romney.

Même si les Américains pensent que Romney serait plus à même de redresser l'économie, ils n'arrivent pas à aimer cet ex-homme d'affaires de 65 ans multi-millionnaire, perçu comme distant.

Témoignages et vidéos devraient converger dans un grand élan patriotique pour en dresser un portrait idéal, insistant sur l'homme privé, autant que sur l'homme d'affaires avisé.

Et la convention martelera le message que Barack Obama a échoué et que Mitt Romney est l'homme qui saura redresser l'économie, le souci numéro un des Américains.

Entre cotillons et envolées patriotiques, les républicains n'en auront pas moins les yeux rivés sur la tempête Isaac, qui s'est imposée à leurs dépens à la une des médias américains.

Et rompant avec une longue tradition, le président Obama faisait lui campagne mardi dans l'Iowa (centre), pas mécontent de tenter lui aussi de voler la vedette à son rival républicain.

bur-lb/jca

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