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Mali/agression du président: 6 mois de prison avec sursis pour six personnes

28/08/2012 09:31 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Six personnes jugées dans deux procès différents pour l'agression brutale du président malien par intérim Dioncounda Traoré le 21 mai dans la capitale malienne, ont été condamnées mardi à Bamako à des peines de six mois de prison avec sursis, a constaté un journaliste de l'AFP.

Boubacar Boré, Yacouba Niaré et Mamadou Sangaré, jugés comme auteurs de cette agression, ont été reconnus coupables de "troubles graves à l'ordre public" et condamnés à six mois de prison avec sursis.

Le procureur général, Sarambé Coulibaly, avait réclamé six mois de prison contre les trois prévenus dans ce premier procès qui s'est tenu le 7 août.

La défense a parlé de "verdict injuste" et annoncé un appel.

Trois organisateurs de la manifestation du 21 mai, lors de laquelle s'était produite l'agression du président Traoré, Hamadoun Amion Guindo, Younouss Hamèye Dicko et Rokia Sanogo, ont également été condamnés à six mois avec sursis pour "complicité de troubles graves à l'ordre public".

Ces trois personnalités sont des leaders de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), favorable aux militaires qui avaient renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT). Ce putsch a précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés.

Le procureur général avait réclamé de un à cinq ans de prison contre ces trois responsables de la Copam lors de ce second procès, qui s'était également tenu le 7 août.

"Nous (n'acceptons) pas ce jugement parce que les faits de complicité n'ont pas été établis", a indiqué Me Moussa Keïta, un des avocats des responsables de la Copam.

Le 21 mai, à l'issue d'une marche dans les rues de Bamako de plusieurs milliers de personnes opposées au maintien au pouvoir du président par intérim Dioncounda Traoré - investi le 12 avril après le retrait des putschistes - des manifestants surexcités l'avaient attaqué dans son bureau à la présidence.

Molesté et laissé pour mort, M. Traoré, 7O ans, sérieusement blessé, était parti deux jours plus tard à Paris pour se faire soigner. Il y est resté en convalescence pendant deux mois avant de rentrer à Bamako le 27 juillet.

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