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Les fermiers sont prisonniers des offices de commercialisation, selon l'IEDM

28/08/2012 05:38 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les fermiers et les consommateurs canadiens sont «prisonniers» des offices de commercialisation qui contrôlent les ventes et, dans certains cas, la production de produits agricoles comme le lait et les oeufs, selon un rapport publié mardi par l'Institut économique de Montréal.

L'économiste Mario Dumais y soutient que les offices de commercialisation n'ont pas permis de stabiliser ou d'augmenter le revenu des producteurs agricoles, ni de protéger les fermes familiales.

Il indique aussi que les Canadiens paient 3,9 milliards $ de plus par année parce qu'il n'existe aucune concurrence entre les agriculteurs pour améliorer la productivité et faire ainsi réduire les coûts de production — et donc les prix.

D'après M. Dumais, ce système ne bénéficie ni aux consommateurs, ni aux producteurs.

Lorsqu'il y a un monopole de mise en marché, c'est un office de commercialisation qui contrôle les ventes. Certains offices, notamment dans le domaine des produits laitiers et de la volaille, établissent également des quotas afin de déterminer le volume de la production, et de la répartir ensuite entre producteurs. Ces derniers doivent alors acheter des «quotas».

Dans son rapport, Mario Dumais affirme que les quotas, dont il estime la valeur à 30 milliards $ pour l'ensemble du pays, devraient progressivement être éliminés afin d'ouvrir le marché et de promouvoir la concurrence.

M. Dumais, qui a été secrétaire général de la défunte Coopérative fédérée de Québec — l'actuelle Coop fédérée —, est arrivé à ces conclusions en comparant les secteurs administrés par un système de gestion de l'offre au Canada avec ceux d'autres pays.

Il s'agit d'un sujet controversé puisque la gestion de l'offre est farouchement défendue par certaines organisations de producteurs agricoles.

Sur son site Web, le Syndicat national (canadien) des cultivateurs fait notamment valoir que ce système assure que le prix payé aux fermiers pour leurs produits couvre leurs coûts de production et empêche les producteurs étrangers d'écouler leurs surplus sur le marché canadien.

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