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Crise de la légionellose : 19 nouveaux cas à Québec, sur fond de menace de recours collectif

28/08/2012 04:50 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

La Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale a annoncé mardi après-midi que 19 nouveaux cas d'infection à la légionellose ont été signalés dans la région de Québec, portant leur nombre à 126, dont 8 se sont avérés mortels.

On ne rapporte heureusement aucun nouveau décès sur les 19 nouveaux cas qui ont été rapportés.

Par ailleurs, la Ville de Québec et la Direction de la santé publique poursuivent leurs inspections des tours de refroidissement d'eau pour déterminer la source de la contamination.

Ce nouveau bilan des autorités de la santé publique survient au moment où des familles des victimes de la légionellose ont contacté une firme de Montréal (Ménard, Martin avocats) afin de préparer une demande de recours collectif.

La Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, la Ville de Québec et les propriétaires de tours de refroidissement des bâtiments ciblés pourraient être visés par ce recours collectif.

« On ne peut pas être poursuivis »

De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que la Ville n'a rien à se reprocher dans ce dossier puisque c'est la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale qui chapeaute le dossier. « Nous autres, on ne peut pas être poursuivis », dit-il.

Rappelons que le dossier de la légionellose a échauffé les esprits, lundi soir, au conseil municipal. Le conseiller indépendant Jean Guilbault a reproché au maire Labeaume de ne pas avoir agi assez rapidement et d'avoir pris des vacances alors que l'éclosion de la maladie était déjà en cours.

Le maire a réagi vivement, piqué au vif par l'accusation du conseiller. Il a rappelé que la Ville n'avait pas l'autorité pour intervenir directement dans ce dossier. « Nous ne sommes pas la Santé publique, on n'a rien à voir là-dedans », a lancé le maire Labeaume. Le maire a ajouté que Jean Guilbault était un homme « odieux » et « laid. »

Des victimes craignent une rechute

Certains patients frappés par la maladie ont reçu leur congé de l'hôpital et poursuivent leur convalescence à la maison, au coeur du quartier infecté. Étant donné que la source de la contamination n'est toujours pas connue, ils craignent une rechute.

C'est le cas de Gilles Moisan, 61 ans, qui a reçu son congé de l'hôpital le 20 août. Il se demande si le traitement-choc imposé aux tours de refroidissement suspectes est suffisant pour enrayer l'éclosion.

M. Moisan ne veut surtout pas revivre le délire provoqué par la forte fièvre qui l'a conduit à l'hôpital. « Je me fermais les yeux, puis j'hallucinais, je voyais des films. Tout ce que je pensais, je le voyais. J'étais sûr de mourir », a-t-il raconté.