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Le vice-président syrien pour la fin des violences "de toutes les parties"

28/08/2012 08:40 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Le vice-président syrien Farouk al-Chareh a estimé que la solution en Syrie passait par "un arrêt des violences de la part de toutes les parties" afin de permettre "un dialogue national", rapportait mardi le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir.

Ces déclarations surviennent après que le chef de la diplomatie Walid Mouallem a dit qu'il n'y aurait aucune négociation tant que le pays n'aurait pas été "purgé" des rebelles et que le président Bachar al-Assad a réaffirmé qu'il vaincrait "à n'importe quel prix" le "complot étranger" contre son pays.

Une partie de l'opposition de l'intérieur a ironisé sur la "confusion" qui règne au sein du régime après les propos divergents des dirigeants.

M. Chareh a affirmé à un émissaire de l'Iran, allié clé du régime, que "la base d'un règlement sans conditions préalables de la crise en Syrie passe par l'arrêt des violences de la part de toutes les parties et le lancement d'un dialogue national", selon des propos rapportés par son directeur de cabinet.

Cela "aidera l'ensemble des Syriens, au gouvernement comme dans l'opposition, à entrer dans un dialogue national et à en accepter les résultats", a-t-il encore affirmé à Alaeddine Boroujerdi, président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère.

Pour Raja Nasser, opposant de longue date et secrétaire général du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND, basé à Damas), "la déclaration de Walid Mouallem est un communiqué militaire, qui attise la confrontation au lieu de trouver une solution, et celle de Farouk al-Chareh, plus souple, ne correspond pas à la situation sur le terrain où l'aviation bombarde les quartiers populaires".

"Ces positions contradictoires prouvent que le régime n'a pas de politique claire et cherche à manoeuvrer", a-t-il dit aux journalistes.

"N'est-il pas étrange que chaque responsable donne des déclarations différentes? Ceci prouve que le pouvoir agit dans la confusion", a de son côté déclaré un autre opposant, l'écrivain Louaï Hussein.

M. Boroujerdi avait rencontré dimanche plusieurs responsables à Damas, dont M. Assad, à l'approche du sommet des Non-Alignés prévu jeudi à Téhéran et au cours duquel l'Iran doit faire une proposition de règlement.

La Syrie "accueille" cette initiative ainsi que l'idée d'un groupe de contact composé de l'Egypte, de l'Iran, de l'Arabie saoudite et de la Turquie, proposé par Le Caire, a indiqué M. Chareh.

"Le refus de certains pays de soutenir les efforts de l'Iran pour un règlement de la crise syrienne sous prétexte que l'Iran fait partie du problème est une erreur politique", a-t-il encore estimé. Un tel refus équivaut, selon lui, à "écarter les Etats-Unis des efforts de paix pour résoudre le conflit israélo-arabe".

A l'occasion de cet entretien, M. Chareh était réapparu pour la première fois en public après plus d'un mois de spéculations sur son sort provoquées par des informations sur une tentative de défection.

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