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Le sommet des Non-Alignés appelé à condamner les sanctions unilatérales

28/08/2012 04:50 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

La condamnation des sanctions frappant plusieurs pays membres devrait être largement évoquée par les chefs de la diplomatie des Non-Alignés, réunis mardi à Téhéran pour préparer le 16eme sommet de ce mouvement jeudi et vendredi dans la capitale iranienne.

Les représentants de ses 120 membres, dont quelque 70 ministres des Affaires étrangères, doivent examiner pendant deux jours le projet de document final qui sera présenté au sommet.

Sous la houlette de Téhéran, qui s'apprête à prendre la présidence du mouvement pour trois ans, ce projet de 200 pages condamne fermement les sanctions et pressions "unilatérales" dont plusieurs membres des Non-Alignés font l'objet de la part des Occidentaux et de leurs alliés.

L'Iran et la Corée du Nord notamment sont soumis à des sanctions pour leurs programmes nucléaires, tandis que d'autres pays comme la Syrie, le Zimbabwe ou Cuba sont plutôt visés pour leurs violations des droits de l'Homme.

Sans se référer à des cas particulier, le document servant de base aux discussions dénonce toute forme de "sanctions économiques", "pressions politiques" ou "actions militaires", en particulier les "attaques préventives" dont l'Iran a été menacé par Israël ou les Etats-Unis.

Il rejette également la "diabolisation" de certains Etats par les Occidentaux, une allusion notamment aux Etats-Unis qui ont accusé dans le passé l'Iran ou la Corée du Nord d'appartenir à un "axe du mal".

Ce document de travail, diffusé sur le site du Mouvement des Non-Alignés, aborde également de nombreux autres thèmes traditionnels à cette organisation créée en 1961 par les pays émergents pour contrebalancer l'hégémonie des grandes puissances de l'époque, comme la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, le désarmement nucléaire, ou le soutien à la création d'un Etat palestinien.

Quelque 35 chefs d'Etat ou de gouvernement et les délégations d'une centaine de pays sont attendus au sommet, dont l'Iran espère tirer profit pour rompre l'isolement international dans lequel les Occidentaux essayent de l'enfermer.

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