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Le PQ annulerait le prêt à la mine Jeffrey avant de décider de l'avenir de l'amiante

28/08/2012 06:19 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Un texte de Marc-Antoine Ménard

À une semaine des élections générales, le Parti québécois clarifie sa position sur l'exploitation de l'amiante dans la province.

Dans un communiqué transmis mardi, le PQ, par la voix de son candidat dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, le fondateur du mouvement Maître chez nous 21e siècle, Daniel Breton, promet d'annuler le prêt de 58 millions de dollars consenti par les libéraux aux promoteurs de la mine Jeffrey d'Asbestos. Il promet de tenir une commission parlementaire qui conduirait à une « décision définitive » sur l'avenir de l'industrie de l'amiante.

Les fonds prévus pour aider la mine Jeffrey seraient plutôt utilisés pour une « diversification économique de la région » et pour « assurer des emplois de qualité dans des secteurs d'avenir, novateurs et porteurs d'une prospérité durable ». Le PQ cite notamment l'électrification des transports en tant qu'exemple de « secteur prometteur ».

La formation souverainiste se démarque ainsi du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec. « En accordant un prêt de 58 millions de dollars pour relancer la mine Jeffrey à Asbestos, le gouvernement Charest a démontré une fois de plus son manque de vision économique pour le Québec et plus particulièrement pour cette région », déclare Daniel Breton dans le communiqué du PQ.

Pour sa part, la CAQ promet d'interdire l'exportation de l'amiante de façon définitive, mais aussi d'honorer le prêt consenti à la mine Jeffrey. Le chef de la formation, François Legault, a précisé qu'un éventuel gouvernement caquiste aiderait toutefois l'entreprise à se reconvertir. Le PQ reproche à la CAQ de manquer de cohérence et à François Legault d'aller « à l'encontre du gros bon sens ».

Pour sa part, Québec solidaire prône depuis longtemps l'arrêt de l'exportation de l'amiante. Dans un communiqué émis le 11 août dernier, au moment où la CAQ annonçait sa position, Québec solidaire rappelait avoir déposé, en décembre 2010, un projet de loi à ce sujet.

Il reprochait au PQ son hésitation et au PLQ sa position en faveur de l'industrie. « Les intérêts politiques ne doivent pas supplanter les faits scientifiques », déclarait alors le candidat dans Mercier et porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, lançant un appel au péquiste Réjean Hébert et au libéral Yves Bolduc, des médecins comme lui.

Pour me joindre :
marc-antoine.menard@radio-canada.ca

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