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La France exhorte la Gambie à cesser les exécutions de condamnés à mort

28/08/2012 09:52 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

La France a exhorté mardi le président gambien Yahya Jammeh à cesser les exécutions et à commuer toutes les peines capitales en peines de détention, après la mise à mort de neuf prisonniers dimanche.

"Nous rappelons notre ferme opposition à la peine capitale et nous exhortons le président Jammeh à ne pas poursuivre les exécutions", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Philippe Lalliot.

"La France appelle également la Gambie à rétablir le moratoire qui avait prévalu de 1981 jusqu'à ce jour et à abolir définitivement" la peine capitale.

Neuf personnes qui avaient été condamnées à mort en Gambie, dont une femme, ont été fusillées dimanche, a annoncé le ministère gambien de l'Intérieur, à la consternation des organisations de défense des droits de l'homme.

Le 20 août, le président Jammeh avait annoncé que tous les condamnés à mort en détention en Gambie seraient exécutés "vers mi-septembre", sans préciser de dates ni le nombre de condamnés concernés.

L'Union africaine et l'Union européenne avaient pressé le président de renoncer à cette décision.

Ancien militaire, Yahya Jammeh, 47 ans, dirige d'une main de fer son pays depuis qu'il a été porté au pouvoir en 1994 par un putsch.

cf/lbx/jlb

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