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La convention républicaine serre les rangs derrière Mitt Romney

28/08/2012 04:32 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

La convention républicaine est entrée dans le vif du sujet mardi à Tampa (Floride, sud-est), prête à adouber Mitt Romney candidat du parti pour affronter Barack Obama en novembre, malgré l'ouragan Isaac qui se dirigeait droit vers La Nouvelle-Orléans.

Le candidat et son épouse Ann Romney étaient arrivés plus tôt dans la matinée dans cette ville encadrée par d'importantes forces de sécurité, alors que l'éventuelle prochaine Première dame du pays devait prononcer dans la soirée l'un des discours les plus attendus de la convention.

Elle devait avoir "à coeur" de montrer un côté plus humain de Mitt Romney qui selon tous les sondages souffre d'un sérieux déficit d'image auprès des Américains.

Visiblement détendue, Ann Romney s'est même offert le luxe de présenter aux journalistes qui l'accompagnaient dans l'avion des petits gâteaux faits maison.

Quant au candidat, initialement attendu jeudi seulement à Tampa, les spéculations allaient bon train pour savoir s'il ferait une apparition dès mardi devant la convention.

"Tout peut arriver", s'est contenté de dire un porte-parole du parti républicain interrogé à ce propos.

La convention a entamé ses travaux mardi après-midi par l'hymne national et une prière à l'approche d'Isaac qui, non content d'avoir contraint les républicains à écourter leur journée inaugurale lundi, menaçait à présent la Louisiane (sud), hantée par le souvenir de l'ouragan Katrina en 2005.

Puis, une interminable liste d'orateurs sont venus galvaniser les délégués réunis sur le parterre du Tampa Bay Forum refait pour l'occasion aux couleurs bleu, blanc et rouge.

Soigneusement chorégraphiée, l'objectif numéro un de la convention est, à 10 semaines de la présidentielle du 6 novembre, d'améliorer l'image de Mitt Romney encore élitiste et distante dans les foyers américains.

Les organisateurs de la grand-messe républicaine comptaient ainsi sur Ann Romney pour faire vibrer la corde sensible des plus de 4.000 délégués du parti présents à la convention et des dizaines de millions d'électeurs qui regarderont les discours en "prime time" à la télévision et sur internet.

L'épouse du candidat devait prononcer son discours vers 22H00 locales (02H00 GMT mercredi).

"Vous verrez que mon discours vient du coeur et je crois que beaucoup d'entre vous savent que je n'ai pas l'habitude de m'écarter du texte écrit", a déclaré Ann Romney aux journalistes.

L'autre temps fort mardi devait être le vote par acclamation, Etat par Etat, des délégués désignant Mitt Romney comme candidat du parti, même si la désignation formelle n'interviendra que jeudi, a-t-on expliqué dans l'entourage de la convention.

En l'absence d'adversaires, l'adoubement de l'ex-gouverneur du Massachusetts (nord-est) ne fait aucun doute.

Mais ce rituel est crucial car c'est à partir de ce moment que le candidat peut piocher dans les fonds prévus pour l'élection générale elle-même.

La soirée comptera aussi avec les discours de plusieurs poids lourds du parti, parmi lesquels le gouverneur du New Jersey (est) Chris Christie.

Même si les Américains pensent que Mitt Romney serait plus à même de redresser l'économie, ils n'arrivent pas à aimer cet ex-homme d'affaires de 65 ans multimillionnaire, perçu comme distant.

Témoignages et vidéos devraient converger dans un grand élan patriotique pour en dresser un portrait idéal, insistant sur l'homme privé, autant que sur l'homme d'affaires avisé.

Et la convention va marteler le message que le président démocrate sortant Barack Obama n'a pas tenu ses promesses de changement et que Mitt Romney est l'homme qui saura redresser l'économie, souci numéro un des Américains.

"Ce sera une vision très claire de la présidence Romney (...) et des raisons pour lesquelles il veut être président", a expliqué Stuart Stevens, l'un de ses principaux stratèges, précisant que son discours de jeudi était "fin prêt".

Entre cotillons et envolées patriotiques, les républicains garderont les yeux rivés sur l'ouragan Isaac.

Rompant avec une longue tradition, M. Obama faisait lui campagne mardi dans l'Iowa (centre), pas mécontent de tenter lui aussi de voler la vedette à son rival républicain.

Les derniers sondages donnaient les deux hommes au coude à coude.

bur-lb/sam

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