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Des opposants non violents veulent faire taire les armes en Syrie

28/08/2012 01:01 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Une vingtaine de partis et de mouvements politiques issus de l'opposition non violente au régime de Bachar al-Assad ont affirmé mardi à Damas vouloir établir un régime démocratique sans recourir aux armes afin d'éviter que la Syrie ne se transforme en champ de ruines.

"Nous sommes confrontés à deux parties qui utilisent la violence mais l'emploi des armes conduit à l'impasse", a déclaré Raja al-Nasser, coordinateur de cette conférence nationale.

Lancé par des manifestations de grande ampleur contre le régime de Bachar al-Assad, le mouvement de contestation, qui fait face depuis plus de 17 mois à une répression impitoyable, s'est progressivement transformé en rébellion armée.

Opposée tant au régime qu'à l'opposition armée, la vingtaine de partis et de mouvements politiques a l'intention d'organiser une conférence le 12 septembre à Damas sous le slogan "Pour un changement démocratique qui maintient l'unité et la souveraineté de la patrie et préserve la paix civile".

Pour M. Nasser, opposant de longue date et secrétaire général du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND, basé à Damas), "le régime a employé la quasi-totalité de sa force sur le terrain sans pouvoir vaincre l'opposition armée qui de son côté n'a enregistré aucune victoire".

"Cette impasse est notre arme pour convaincre les gens que la violence est inutile et qu'il faut prendre en considération la solution politique", a-t-il expliqué aux journalistes.

"L'opposition armée a utilisé les armes comme un moyen d'autodéfense légitime et je suis convaincu que si le régime met fin à sa violence, l'opposition déposera les armes", a estimé M. Nasser.

Favorables à un "renversement radical mais non violent" du régime, ces groupes sont en désaccord avec le Conseil national syrien (CNS, principale coalition de l'opposition) et avec l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes), partisans d'une intervention étrangère.

"Ce congrès vise à mettre en valeur la voix de l'opposition de l'intérieur car c'est bien l'intérieur qui souffre et c'est à cette souffrance qu'il faut trouver une solution", a souligné M. Nasser.

Depuis la mi-mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, plus 25.000 personnes ont péri dans les violences qui ravagent l'ensemble du pays.

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