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Conflit étudiant au Québec: interpellations à l'Université de Montréal

28/08/2012 02:52 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Des policiers anti-émeute sont entrés mardi en début d'après-midi à l'Université de Montréal pour déloger plusieurs dizaines de manifestants, lors d'une rentrée perturbée par le conflit sur la hausse des droits de scolarité, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de policiers, munis de casques, boucliers, matraques et pistolets à gaz lacrymogène, ont pris en souricière ce groupe de personnes entre le 3e et le 4e étage, puis les ont conduites à l'extérieur, au milieu de cris mais sans incident.

Ils ont procédé à cinq interpellations, qui se sont ajoutées à onze effectuées plus tôt dans la journée, lors d'échauffourrées qui ont émaillé la reprise des cours dans cette université, pour la deuxième journée consécutive, sur fond de contestation de la hausse des droits de scolarité.

Sur les onze personnes interpellées le matin, six ont été relâchées, tandis que les cinq autres devraient être traduites en justice pour voies de fait sur des agents de sécurité, a indiqué la police de Montréal sur son compte Twitter.

Les forces de l'ordre sont intervenues à la demande de l'université, a-t-on appris sur place.

Les incidents ont choqué certains enseignants.

"C'est une vision de cauchemar. Je n'ai jamais pensé voir cela de ma vie", a dit Isabelle Baez, professeure de lettres françaises.

Aucun incident n'a en revanche été signalé à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), un autre foyer de résistance à la hausse des droits de scolarité, à l'origine d'un conflit qui dure depuis plus de six mois.

Lundi, la reprise des cours à Montréal avait été perturbée par des groupes d'étudiants favorables à la poursuite de la grève, dont certains, masqués, étaient entrés dans les locaux de l'UQAM.

L'annonce d'élections législatives anticipées, prévues le 4 septembre, a conduit la plupart des associations étudiantes à opter pour une trêve ou la reprise des cours.

sab-via/jl/lor

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