POLITIQUE

Les chefs activent leur campagne terrain et Jean Charest retournera à Sherbrooke

28/08/2012 11:58 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Pauline Marois affiche des airs de confiance et mise sur les prochains jours pour convaincre les électeurs de lui donner le pouvoir de manière à former un gouvernement majoritaire.

Il s'agit de son principal objectif en vue du scrutin et la chef péquiste entend insister pour que cette volonté se réalise.

«J'ai un plan de match. On a terminé les engagements et je fais maintenant un appel au vote. Je veux avoir les coudées franches», a-t-elle avancé mardi.

Constatant que son adversaire libéral «a de la difficulté à se repositionner», Pauline Marois place sa mire sur la Coalition avenir Québec (CAQ) en laissant sous-entendre que François Legault a un objectif caché lorsqu'il parle de réduire les dépenses d'Hydro-Québec.

«Je pose la question: est-ce qu'il a un plan secret pour Hydro-Québec? Je trouve ça assez étonnant qu'il nous arrive avec des études secrètes qui confirment son point de vue», a-t-elle laissé planer.

Attaqué par son ancienne collègue, mais aussi par le chef libéral Jean Charest qui souhaite également voir ces études sur la société d'État, François Legault s'est défendu.

«Les études ont été faites par des bénévoles qui ne peuvent pas, parce que leurs firmes n'ont pas été engagées pour ce faire, permettre qu'elles soient dévoilées», a expliqué François Legault.

Il a cependant invité ses adversaires à consulter des spécialistes et des anciens présidents d'Hydro-Québec, qui lui auraient confirmé que des gains d'efficacité sont possibles.

Loin de s'enliser dans les explications, le chef de la CAQ est rapidement passé à l'offensive. Intraitable, il a mentionné que si un gouvernement minoritaire était élu le 4 septembre, il aura tout intérêt à s'aligner sur les priorités urgentes de CAQ, sans quoi il devra s'attendre à être défait avec le budget du printemps 2013.

Le chef libéral a quant à lui amorcé son sprint final et multiplié les rencontres à moins d'une semaine du scrutin et retournera sous peu dans sa circonscription de Sherbrooke, pour tenter de gonfler ses appuis.

Rappelant combien il est attaché à la région de Sherbrooke, Jean Charest retournera faire campagne dans ses terres, là où sa conjointe Michèle Dionne est très présente sur le terrain.

«J'aime Sherbrooke, je suis né et j'ai grandi à Sherbrooke, j'ai rencontré mon épouse. Je ne tiens pas mon élection pour acquise. Faut gagner la confiance des gens», a-t-il indiqué.

Jean Charest estime que les prochains jours seront précieux. Il table donc sur ses engagements, son objectif de plein emploi et la réduction du taux de chômage pour le ramener à six pour cent.

Le chef libéral s'est aussi avancé sur le dossier étudiant, alors que les rentrées universitaires se déroulent sous tension à Montréal. M. Charest ne ferme pas la porte aux discussions pour résoudre la crise, rappelant par contre que son gouvernement a fait des compromis, a réduit la hausse souhaitée de frais de scolarité et augmenté les prêts et bourses.

M. Charest tient toutefois à ce que les gens s'expriment sur la question avant de reprendre le dialogue avec les étudiants. Dans la petite ville de Sainte-Justine, dans la circonscription de Bellechasse, il a présenté le rendez-vous du 4 septembre comme étant le moment le plus fort de la démocratie.

«Le matin du 5 septembre, ma porte reste ouverte, mais le point de départ c'est quoi? C'est les Québécois qui parlent le 4 septembre», a affirmé Jean Charest.

Le premier ministre a profité de sa visite à l'usine Robotec de Sainte-Justine pour lancer une flèche au Parti québécois.

«Tous ces gens qui n'ont pas été dans les rues, ceux qui sont sur les planchers d'usines et qui paient pour les universités, Mme Marois a dit qu'elle mettra la main dans leurs poches pour payer le compte», a ajouté Jean Charest.

Du côté des tiers partis, Option nationale a précisé ses visées pour l'éducation avec une gratuité scolaire «balisée».

«L'éducation doit aussi faire partie des priorités au Québec et les impôts généraux devraient la couvrir. C'est toute la société qui en bénéficie et c'est pourquoi notre formation politique prône la gratuité scolaire balisée», a indiqué le chef Jean-Martin Aussant.

Québec solidaire, de son côté, a livré ses propositions pour Montréal qu'il souhaite voir devenir un leader en matière de transports collectifs.

«On doit récupérer les milliards prévus dans la construction de nouvelles routes inutiles comme une partie de l'autoroute Ville-Marie, pour les investir dans la construction de voies réservées pour les autobus sur les ponts existants, dans le prolongement du métro ou dans l'achat d'autobus hybrides», a indiqué la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David.

Les solidaires souhaitent également faire progresser substantiellement le nombre de logements abordables et donner un meilleur accès aux soins de santé en ouvrant les CLSC 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les chefs en campagne
Portraits des chefs