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Angola: Dos Santos inaugure un projet modèle trois jours avant les élections

28/08/2012 10:14 EDT | Actualisé 28/10/2012 05:12 EDT

Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a inauguré mardi, le jour de ses 70 ans et à trois jours des élections générales, la nouvelle baie de la capitale, un des projets emblématiques de la reconstruction du pays.

Le projet, qui a coûté 36.000 millions de kwanzas, soit environ 300 millions d'euros, a consisté à rénover le front de mer, sur environ deux kilomètres, pour en faire une vitrine de la capitale avec une large avenue et une promenade bordée de palmiers et des espaces de jeux et de loisirs.

Le président, accompagné de son épouse Ana Paula et de sa fille Isabel, a visionné une vidéo présentant les travaux réalisés pendant deux ans et demi, dont d'importantes opérations de drainage des eaux et du sable.

Il a ensuite dévoilé une plaque présentant la baie, fait quelques pas sur l'avenue rénovée, avant d'aller donner le coup d'envoi des premiers jeux sportifs de la baie pour quelque 600 enfants.

La nouvelle baie est perçue comme un modèle de la reconstruction de la capitale et du pays engagée par le parti au pouvoir, le MPLA du président dos Santos. Elle a été financée par la manne pétrolière du pays.

"La création de nombreuses places de stationnement va faciliter la circulation dans la ville et l'implantation de commerces et de restaurants animer l'espace", a souligné Carlos José da Silva, le président de Banco Privado Atlântico, en charge du financement du projet.

"C'est vraiment une belle réalisation, bien différente du quartier où j'habite. J'espère que le développement de la ville va maintenant s'étendre", a commenté Nunes Alves, 22 ans, croisé sur la Marginal peu après le passage du président.

Pendant les travaux, plusieurs partis politiques de l'opposition ont critiqué un projet jugé cosmétique et loin des besoins de la majorité de la population, qui vit dans une grande pauvreté.

Ce front de mer aux plates-bandes impeccables jouxte un quartier de gratte-ciels en expansion. Mais l'on n'est jamais très loin des bidonvilles, envers du décor du miracle angolais.

Certains entrepreneurs locaux ont par ailleurs souligné qu'il aurait mieux valu investir dans l'amélioration de l'accès au port voisin, déterminant pour l'économie angolaise mais régulièrement engorgé.

em/clr/aub

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