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Un départ du pouvoir d'Assad est "inacceptable" (ministre syrien)

27/08/2012 10:54 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

L'idée de demander un départ du pouvoir du président syrien Bachar al-Assad est "totalement inacceptable", a déclaré lundi à Téhéran le ministre d'Etat syrien pour les Affaires de la réconciliation nationale, Ali Haïdar.

"Sur le principe, la proposition (d'un départ d'Assad) est totalement inacceptable dans la mesure où elle a été mise en avant par des pays étrangers", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, selon l'agence Isna.

"Or toute ingérence dans les affaires syriennes est une violation de la souveraineté de la Syrie", a ajouté M. Haïdar, qui se trouve à Téhéran pour assister au sommet des pays Non-Alignés prévu jeudi et vendredi.

"La seule solution, c'est que les ingérences étrangères cessent et que l'opposition dépose les armes", a-t-il ajouté.

"Les Etats-Unis et Israël sont les véritables artisans de cette proposition (de départ d'Assad) avancée par le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie", a-t-il encore dit.

Selon M. Haïdar, des "malentendus" entre le peuple syrien et le gouvernement "ont débouché sur une crise violente". Mais, a-t-il assuré, Damas est prêt à répondre aux demandes de l'opposition à travers des discussions.

La semaine dernière, le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil avait annoncé à Moscou pour la première fois que le régime était prêt à discuter d'un départ du président Assad dans le cadre de négociations avec l'opposition.

Il avait toutefois estimé que poser "la démission (de M. Assad) comme condition pour ouvrir un dialogue signifie qu'il est impossible d'ouvrir le dialogue".

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, un des faucons du régime, avait nuancé dimanche cette proposition en écartant toute négociation tant que le pays n'aurait pas été "purgé" des rebelles.

L'opposition exclut de toute façon tout dialogue avant le départ du pouvoir de M. Assad.

L'Iran, allié clé du régime d'Assad, dit prôner une solution politique à la crise.

Tenu jusqu'à présent à l'écart de la plupart des efforts internationaux pour ramener la paix en Syrie, ce pays a annoncé qu'il présenterait en marge du sommet des Non-Alignés une "proposition", dont les détails n'ont pas été révélés, pour un règlement du conflit.

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