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Syrie: les rebelles auraient abattu un hélicoptère de l'armée à Damas

27/08/2012 04:50 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

BEYROUTH - Un hélicoptère de l'armée syrienne s'est écrasé dans une boule de feu lundi, après avoir été apparemment abattu lors d'un affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles à Damas, ont déclaré des militants de l'opposition.

Dans une vidéo diffusée sur Internet, on peut voir l'hélicoptère en flammes descendre en vrille et s'écraser au sol près d'une mosquée, alors que retentissent des tirs d'arme à feu. Des rebelles crient «Dieu est grand!» pendant que l'hélicoptère tombe. L'authenticité de la vidéo n'a pas pu être vérifiée de source indépendante.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui a rapporté l'écrasement de l'hélicoptère avec d'autres militants, a déclaré qu'il y avait eu de violents combats lundi entre les troupes gouvernementales et les rebelles dans le quartier de Jobar, dans l'ouest de Damas.

L'agence de presse officielle syrienne a confirmé l'écrasement dans le district d'Al-Qaboun, près de Jobar, l'un des bastions des rebelles opposés au régime du président Bachar el-Assad. L'agence SANA n'a pas donné de détails sur la cause de l'écrasement, ce qui pourrait être une confirmation implicite de l'attaque des rebelles.

Les rebelles n'auraient pas d'armes assez puissantes pour abattre des hélicoptères, sauf des canons antiaériens qu'ils utilisent principalement comme armes antipersonnel. Le mois dernier, les rebelles ont annoncé avoir abattu un avion de combat MiG, mais le gouvernement a attribué l'écrasement à un problème technique.

Depuis plus d'un mois, les forces gouvernementales syriennes mènent un combat acharné contre les rebelles à Damas et ses banlieues, ainsi qu'à Alep, la capitale commerciale dans le nord du pays. Le régime a récemment intensifié son offensive pour reprendre les quartiers de la capitale et de ses banlieues tenus par les rebelles.

Au cours du week-end, de nouvelles preuves de massacres à grande échelle par les forces gouvernementales sont apparues à Daraya, une banlieue de la capitale.

Des militants ont rapporté que les forces du régime avaient tué des dizaines de personnes après avoir repris Daraya des mains des rebelles jeudi. Le nombre de victimes varie de 300 à 600, selon les différents bilans. Il n'a pas été possible de vérifier ces informations parce que le gouvernement syrien empêche les journalistes de faire leur travail de façon indépendante.

À Washington, la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, a déclaré que plus de 300 personnes avaient été tuées dans les combats en banlieue de Damas au cours du week-end, dont 150 à Daraya.

Mme Nuland a cité des rapports de militants des droits de la personne, qui affirment que certaines personnes ont été tuées à bout portant «de la façon la plus brutale qui soit» à Daraya. Elle a précisé que le gouvernement américain s'appuyait aussi sur ses propres contacts en Syrie pour avancer ce bilan.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à une enquête indépendante immédiate sur les meurtres commis à Daraya.

Dans le nord de la Syrie, des milliers de Syriens fuyant les violences étaient coincés à la frontière turque lundi, la Turquie ayant suspendu l'entrée des réfugiés en attendant de pouvoir construire d'autres camps pour les loger.

Un responsable turc a indiqué que le passage des réfugiés syriens serait de nouveau autorisé d'ici un jour ou deux, le temps d'achever la construction d'un nouveau camp près de la frontière.

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