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RDC: la présence de Hollande au sommet de la Francophonie rend "justice" aux Congolais (gouvernement)

27/08/2012 12:59 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

La République démocratique du Congo (RDC) estime que la venue du président français François Hollande au sommet de la Francophonie, prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa, rend "justice" au peuple congolais, a déclaré lundi le porte-parole par intérim du gouvernement à l'AFP.

"Nous pensons que c'est quand même faire justice à ce peuple du Congo qui, malgré la guerre qui prévaut dans le Kivu, fournit tous les efforts chaque jour (et) accepte des sacrifices, pour être prêt pour ce rendez-vous", a déclaré Tryphon Kin Kiey, ministre des Postes, Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information.

La province instable du Nord-Kivu (est) s'est à nouveau embrasée avec la création en mai du Mouvement du 23 mars (M23), qu'ont formé des mutins rebelels affrontant l'armée près de la frontière avec l'Ouganda et le Rwanda. Les combats ont fait 250.000 déplacés.

"Je me rendrai dans quelques semaines au sommet de la Francophonie à Kinshasa. J'y réaffirmerai que la Francophonie, ce n'est pas simplement une langue en partage mais aussi une communauté de principes et d'idéaux dont le rappel à chaque occasion est nécessaire, et notamment en RDC mais pas seulement là", a annoncé lundi M. Hollande.

Le porte-parole congolais s'est félicité de la décision finalement prise par le président français.

Sa présence est "une annonce importante pour la langue française. (...) C'est une annonce positive pour l'OIF (Organisation internationale de la francophonie), dont la RDC est l'un des pays majeurs en termes d'espace géographique", a souligné M. Kin Kiey.

"Nous pensons que c'est une annonce positive pour la région d'Afrique centrale, dont ce sera le tout premier sommet (francophone) à se tenir sur ses terres depuis trois décennies d'existence de cette Francophonie", a-t-il ajouté.

Le principal parti d'opposition -l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui rejette le résultat de la présidentielle et des législatives contestées de 2011 remportées par le chef de l'Etat Joseph Kabila et son camp- avait réclamé la délocalisation du sommet de la Francophonie.

Une association de Français d'origine congolaise a par aussi saisi la justice française pour tenter d'empêcher la tenue de la réunion.

"Cela aurait vraiment été rêver que de croire que le président français ne vienne pas à un sommet sur la francophonie, alors que jusqu'à présent aucun sommet ne s'est tenu nulle part au monde sans la présence d'un chef d'Etat français", a réagi M. Kin Kiey.

La venue du président français était conditionnée par des avancées, notamment en matière des droits de l'Homme.

"Nous nous engageons dans exactement la politique que veut conduire le président français (...). C'est-à-dire le respect des droits de l'Homme, la démocratie, la bonne gouvernance. Nous sommes dans tout cela", a affirmé le ministre.

hab/jms

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