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Pour Netanyahu, des colonies de Cisjordanie font partie du Grand Jérusalem

27/08/2012 07:57 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT
AP
FILE - In this Wednesday, Sept. 25, 2002 file photo, an Israeli flag flutters near the front yard of one of 14 new homes at the edge of the new settlement of Rehalim, near the West Bank town of Nablus. Israel legalized three unsanctioned West Bank settler outposts and was trying to save another on Tuesday April 24 2012. The Israeli government's announcement of its decision relied heavily on verbal gymnastics. It said it was "formalizing the status" of Sansana, Bruchin and Rehalim, three longstanding enclaves that are home to hundreds of Jewish settlers. (AP Photo/Brennan Linsley, File)

Le bloc de colonies juives du Goush Etzion, au sud-ouest de la ville palestinienne de Bethléem, fait "partie intégrante" du Grand Jérusalem, a affirmé lundi le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Efrat et le Goush Etzion font partie intégrante et évidente du Grand Jérusalem", a assuré M. Netanyahu lors d'une visite à la colonie d'Efrat, selon une retranscription fournie par le bureau du Premier ministre. "Ils sont la porte sud de Jérusalem, et feront toujours partie de l'Etat d'Israël".

La notion de Grand Jérusalem n'est pas une zone définie en droit, mais elle est un révélateur des ambitions territoriales de l'Etat hébreu.

La colonie d'Efrat se situe au sud-ouest de Bethléem, et le Goush Etzion, un bloc de 22 colonies comptant au total 70.000 habitants, à 10 km au sud-ouest des limites actuelles de Jérusalem.

Selon Danny Seidemann, un expert du droit de Jérusalem, M. Netanyahu avait tenté de formaliser le concept de Grand Jérusalem lors de son premier passage à la tête du gouvernement (1996-1999).

Le projet n'a pas abouti, en partie parce que selon des opposants, il constituerait une annexion de fait d'une partie de la Cisjordanie. Selon Khalil Tafakji, un cartographe palestinien expert sur Jérusalem, le concept de Grand Jérusalem englobe en effet 10% de la Cisjordanie.

Le statut de Jérusalem, dont le secteur Est à majorité palestinien a été occupé puis annexé par Israël après la guerre de 1967, est l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.

Les propos de M. Netanyahu ont provoqué la colère des Palestiniens, qui ont dénoncé une nouvelle fois son soutien actif à la colonisation.

"Il n'y aura pas d'accord de paix sans retrait de toutes les colonies des territoires palestiniens occupés en 1967, et tout particulièrement ceux de Jérusalem-Est", a insisté Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Pour la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales.