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Pound sans pitié pour Armstrong

27/08/2012 08:36 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

L'ex-président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound, se réjouit que l'enquête qui a mené Lance Armstrong à la radiation à vie ait été menée aux États-Unis et non dans un autre pays.

« Les conclusions sont "Made in America", a déclaré M. Pound à l'AFP. La meilleure chose c'est que ce soit une organisation américaine (l'USADA) qui a mené l'enquête, porté les accusations et qui élabore la sentence. Si c'était arrivé en Suisse ou quelque chose comme ça, les États-Unis n'y auraient jamais cru. Ce qui n'est pas aux É.-U. n'existe pas.

« Je crois que cette idée était suffisante pour qu'il (Armstrong) se dise: "OK, ils ont gagné, je me retire", a poursuivi le président de l'AMA de 1999 à 2007.

Le juriste canadien a également critiqué la bataille juridique et médiatique menée par Armstrong. « Sa défense sur le mode "Je n'ai jamais été testé positif et par conséquent, vous ne pouvez pas utiliser des preuves non tirées des analyses » est ridicule, a dit M. Pound.

Toujours selon M. Pound, Armstrong a utilisé sa fondation contre le cancer, Livestrong, comme un bouclier contre les critiques.

« Si vous êtes une superstar comme Lance peut l'être, alors beaucoup de gens ne veulent pas croire toute cette histoire. Il y a un déni, du genre "notre héros ne peut pas avoir fait ça". Chaque fois qu'ils (les enquêteurs) se rapprochaient de lui, d'un seul coup on parlait moins de cyclisme, mais beaucoup plus de sa fondation. Pour moi, c'était toujours le signe qu'on se rapprochait », a jugé M. Pound.

L'USADA a confirmé vendredi dernier qu'elle dépouillait Lance Armstrong de ses sept titres du Tour de France. Elle a du même coup banni le coureur américain à vie, et lui retire tous ses résultats enregistrés depuis le 1er août 1998.

L'Union cycliste internationale (UCI) a dit vendredi qu'elle attendait de recevoir la décision motivée de l'USADA concernant Armstrong avant de décider des suites à donner à l'affaire.

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