SAINT-ALEXANDRE, Qc - Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, courtise les contestataires étudiants, en cette rentrée scolaire mouvementée, à une semaine du scrutin.

Il s'est dit prêt, lundi, à négocier la hausse de 1000 $ des droits de scolarité qu'il propose sur cinq ans, mais il ne faut pas que les contribuables aient à supporter le fardeau supplémentaire. Il veut ainsi faire contrepoids au discours de Pauline Marois, qui affirme que la seule façon de régler la crise étudiante est d'élire un gouvernement péquiste majoritaire.

L'augmentation de 200 $ par année est en quelque sorte une «proposition» de départ du chef de la CAQ, qui se dit même prêt à s'asseoir rapidement avec les associations étudiantes s'il est élu premier ministre le 4 septembre.

Il dit vouloir «couper la poire en deux» avec sa proposition, entre les 1700 $ imposés par le gouvernement libéral ou le gel ou l'indexation que suggère le Parti québécois.

«Je pense que notre proposition est raisonnable, maintenant, on est ouvert à la négocier», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans un parc de la petite municipalité rurale de Saint-Alexandre, dans la circonscription de Chambly. Puis, il a confirmé que la négociation pouvait aussi porter sur le montant de la hausse.

Il faut que les étudiants fassent une contribution supplémentaire, a-t-il insisté. «L'indexation est inacceptable, il faut une hausse.»

Il a cependant suggéré que la somme obtenue de l'élimination du crédit d'impôt sur les droits de scolarité proposée par les associations étudiantes (130 millions $) soit plutôt transférée en bonification sur le programme de prêts et bourses.

«S'ils (les étudiants) veulent un peu plus de droits de scolarité, un peu moins de droits de scolarité, un peu plus de bourses, un peu moins de bourses, moi je suis ouvert aux discussions, mais il faut arriver à un objectif où on ne demande pas encore une fois aux contribuables de ramasser toute la facture», a-t-il dit.

Selon lui, il faut essayer de trouver un «compromis raisonnable». Ses états de service à titre de ministre de l'Éducation pendant trois ans qui a obtenu des ententes avec les associations étudiantes démontrent son sérieux, a-t-il avancé.

S'il devient premier ministre, M. Legault s'empresserait de rencontrer les leaders étudiants dès le début de son mandat, et même la CLASSE, l'association la plus militante.

«Elle (la CLASSE) pourra être présente en autant qu'elle soit de bonne foi, pour avoir une entente raisonnable, et non pas pour essayer de détruire le système capitaliste» ou chercher à tout prix à obtenir la gratuité scolaire, a-t-il appuyé.

Par ailleurs, le chef caquiste a appelé les étudiants universitaires à rentrer en classe calmement et à respecter la loi spéciale.

Plus tôt lundi, M. Legault a assuré qu'il y aurait plusieurs femmes à son conseil des ministres si son parti prend le pouvoir le 4 septembre, mais il a refusé de s'engager à la parité.

Il a refusé aussi de désigner précisément les candidates qui feraient partie de son gouvernement, contrairement à ce qu'il a fait pour certains de ses candidats masculins, à qui il a déjà promis des portefeuilles.

M. Legault se présentait pourtant avec un tout un escadron de ses candidates, pour viser particulièrement l'électorat féminin, qui semble être plus réfractaire à son message, selon les sondages.

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %