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Legault courtise l'électorat féminin

27/08/2012 11:23 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

Un texte de François Messier

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a mis de l'avant plusieurs candidates de son parti, lundi matin, dans une conférence de presse donnée dans la circonscription de Verchères.

Le chef de la CAQ, qui peinerait à attirer l'électorat féminin, selon certains sondages, était notamment entouré de 12 candidates, dont Dominique Anglade (Fabre), Nathalie Roy (Montarville), Chantal Longpré (Repentigny), Maud Cohen (Laval-des-Rapides) et Hélène Daneault (Groulx).

Chacune de ses femmes est venue défendre un pan du programme de la CAQ. Mme Anglade a parlé des familles, Mme Roy, des aînés, Mme Longpré, de l'éducation, Mme Cohen, d'intégrité, et Mme Daneault, de santé.

Toutes ont été présentées par l'ex-animatrice vedette de TVA Jocelyne Cazin, qui appuie le parti de François Legault, mais qui a refusé de briguer les suffrages pour des raisons personnelles. La conférence de presse avait lieu devant la statue de Madeleine de Verchères.

M. Legault a refusé de dire laquelle de ses candidates pourrait se retrouver dans un éventuel Cabinet si la CAQ devait former un gouvernement, se contentant de dire qu'il aurait « l'embarras du choix ».

Le chef de la CAQ a déjà annoncé les noms de potentiels titulaires de ministères importants. C'est le cas de Jacques Duchesneau (vice-premier ministre et ministre délégué au premier ministre), de Gaétan Barrette (ministre de la Santé) et de Christian Dubé (Finances).

Il a expliqué qu'il avait agi de la sorte dans ces trois cas pour répondre aux critiques arguant que la CAQ est le parti d'un seul homme.

M. Legault a aussi refusé de s'engager à mettre sur pied un Cabinet paritaire s'il est élu. Il assure qu'il y aurait une « bonne représentation » féminine dans un Cabinet de la CAQ, mais qu'il faut aussi tenir compte de plusieurs autres critères, dont la représentation régionale.

La conférence de presse de François Legault s'est conclue sur une note humoristique, lorsque la femme de ce dernier a pris le micro des journalistes pour lui demander s'il allait « s'inscrire à des cours de cuisine pour être en mesure d'apprendre à éplucher les navets comme il faut ».

François Legault a d'abord paru surpris, mais a pris la chose en riant. Il a répondu « Oui, chérie », puis a demandé en rigolant à son attaché de presse Jean-François Del Torchio s'il était « d'accord avec ça ».

Peu de détails sur les compressions à Hydro-Québec

François Legault a par ailleurs été interrogé à plusieurs reprises sur les moyens qu'il entend mettre en oeuvre pour réduire les dépenses de 2,6 à 2 milliards de dollars au sein d'Hydro-Québec.

Il a soutenu que la moitié de ces économies viendrait de l'élimination de 4000 postes, l'autre, de compressions dans les achats de la société d'achat.

Chantal Soucy, une employée d'Hydro-Québec qui défend les couleurs de la CA dans Verchères, s'est fait demander ce qu'elle pensait de la politique de son parti.

« J'ai un lien de confidentialité avec Hydro-Québec, je vais respecter mon code éthique », a-t-elle répondu. « C'est une entente que j'ai prise avec mon employeur. Vous m'excuserez, mais je ne peux pas commenter sur ça ».

Elle a cependant noté que la proposition de la CAQ consiste à éliminer 4000 postes par attrition, ce qui n'entraînerait aucune perte d'emploi, puisque 6000 employés de la société d'État entendent prendre leur retraite d'ici 2018.

Des primes bonifiées pour les infirmières?

Plus tôt en matinée, François Legault a fait savoir qu'un gouvernement de la CAQ considérerait la possibilité d'augmenter les primes versées aux infirmières de l'Outaouais pour empêcher qu'elles aillent travailler en Ontario.

M. Legault était interrogé par une radio privée de Gatineau au sujet de la promesse de son parti de fournir un médecin de famille à tous les Québécois un an après son éventuelle élection.

Cela nécessiterait une distribution des médecins de famille sur le territoire québécois, une augmentation du nombre de patients pris en charge par chacun d'eux, et sur un l'embauche d'infirmières supplémentaires dans les groupes de médecine familiale.

La question de la rétention des infirmières se pose de façon plus aiguë en Outaouais, étant donnée la proximité de la frontière ontarienne.

L'an dernier l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais avait décidé d'abolir les primes, qui lui coûtaient environ 1,5 million de dollars annuellement, estimant que l'incitatif financier n'avait pas eu l'effet escompté. Elle a finalement fait volte-face.

Selon François Legault, 82 000 résidents de l'Outaouais n'ont pas de médecin de famille à l'heure actuelle.

Pour me joindre :
francois.messier-nm@radio-canada.ca

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