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L'armée a ouvert un nouveau front à l'est de Damas (commandant rebelle)

27/08/2012 09:39 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

L'armée syrienne a ouvert lundi un nouveau front dans la région de Damas où elle combat les rebelles, visant l'est stratégique de la capitale, a indiqué à l'AFP un commandant rebelle.

"L'armée concentre ses opérations sur l'est de Damas, tandis que l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) essaie de ramener la bataille dans Damas même", a affirmé ce chef insurgé qui se fait appeler Sélim.

Après avoir lancé une offensive majeure sur la ceinture sud-ouest de Damas la semaine dernière, notamment à Daraya où des dizaines de cadavres de personnes exécutées sommairement ont été retrouvés, l'armée vise désormais, selon Sélim, la Ghouta, la campagne qui borde Damas à l'est.

C'est dans cette zone que se trouvent les groupes insurgés les mieux organisés, notamment celui qui a orchestré l'attentat ayant tué mi-juillet quatre hauts responsables de l'appareil sécuritaire à Damas, assure Sélim.

"L'armée se déplace de l'ouest vers l'est, autour de Damas, tandis que nous essayons de revenir dans la ville, cette fois-ci de façon plus organisée", affirme le chef rebelle.

Des combats d'une violence inédite dans la capitale ont éclaté le 15 juillet, avant que l'armée n'annonce trois semaines plus tard avoir repris la totalité des quartiers de Damas.

Depuis, les rebelles, qui ne peuvent rivaliser avec la puissance de feu de l'armée, mènent une guérilla urbaine dans certaines zones de la capitale.

Sur l'autre grand front, celui d'Alep (nord), les troupes bombardaient le quartier d'Izaa, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les forces du régime essayent de prendre le contrôle du quartier", a dit cette ONG alors que la télévision d'Etat a assuré que l'armée avait "nettoyé" le secteur.

L'armée bombardait également plusieurs quartiers assiégés de Homs (centre), une ville sous les bombes depuis plus de deux mois, a ajouté l'OSDH.

"Le bombardement est très violent, des zones entières ont été détruites mais plus personne ne s'intéresse à Homs désormais", a déploré un militant du vieux Homs, toujours tenu par les rebelles.

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