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La CSN se défend de ralentir les négociations dans le secteur hôtelier

27/08/2012 02:34 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

La CSN a rejeté les critiques des principales associations hôtelières selon lesquelles elle ralentit les négociations des conventions collectives, principalement dans les régions de Montréal et de Québec.

Dans une entrevue à Radio-Canada.ca, Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, s'est questionné sur la sortie des trois associations hôtelières.

Selon lui, les associations font une mauvaise évaluation de la situation. Il a souligné que les négociations coordonnées sont menées par la CSN depuis 25 ans. De plus, les syndicats des différents hôtels sont libres de participer à ces négociations ou de négocier avec la partie syndicale de façon individuelle.

M. Valiquette estime que ces associations font preuve de mauvaise foi. Pour illustrer la bonne foi des employés, il a affirmé que les plateformes des syndicats ne contiennent que six points, alors qu'habituellement les revendications tournent habituellement autour d'une vingtaine de points.

Pour lui, le ralentissement des négociations est dû au recul important demandé par la partie patronale.

La stratégie de la CSN dénoncée

Dans un communiqué rendu public lundi, les trois principales associations hôtelières ont déploré l'attitude de la CSN et la lenteur des négociations.

« La stratégie de négociation coordonnée de la CSN basée sur une plateforme commune ralentit passablement le processus. Des hôteliers remarquent même des reculs à certaines tables de négociation », a affirmé Danielle Chayer, vice-présidente et directrice générale de l'Association des hôteliers du Québec.

Elle soupçonne la CSN de vouloir « déclencher un débrayage massif sous peu alors que des événements majeurs sont à nos portes ».

Selon William Brown, premier vice-président à l'Association des hôteliers du Grand Montréal, « La CSN prend en otage non seulement des clients, mais aussi plusieurs hôteliers qui ne sentent aucune ouverture pour régler ».

Natasha Desbiens, directrice générale de l'Association hôtelière de la région de Québec, explique que « le coût d'une augmentation de salaire de 3 % n'est pas le même selon le taux horaire déjà offert ».

Sur ce point, M. Valiquette de la CSN estime que l'argument de la partie patronale ne tient pas la route. Puisque, selon lui, l'augmentation des salaires est demandée au pourcentage, donc elle varie selon le taux horaire de chaque syndicat.

Par ailleurs, des conflits de travail sont en cours à l'hôtel Regency Hyatt, à Montréal, depuis le 25 juillet dernier.

Les employés de l'hôtel Holiday Inn Select Sinomonde sont en lock-out depuis le 5 août et ceux de l'hôtel Espresso depuis le 16 août.

Cependant, le syndicat et la direction de l'hôtel Quality de Sherbrooke ont conclu une entente de principe pour le renouvellement de la convention collective.

Pour cette huitième ronde de négociations coordonnées, ce sont 35 syndicats qui représentent 5500 employés du secteur de l'hôtellerie dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l'Estrie, de la Montérégie et de l'Outaouais.

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