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Hollande veut ouvrir la discussion sur une "union politique" européenne

27/08/2012 12:16 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

PARIS - PARIS (Sipa) — Le président François Hollande s'est dit prêt lundi à ouvrir "immédiatement" la discussion sur une "union politique" de l'Europe, "en particulier avec l'Allemagne".

"Le rôle de l'Eurogroupe et de son président doit être renforcé", a-t-il dit, faisant référence au groupe des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro. S'exprimant depuis l'Elysée à l'ouverture de la Conférence des ambassadeurs, il a proposé "que les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent beaucoup plus régulièrement lorsqu'il s'agit de la zone euro", "et pas seulement deux fois par an".

François Hollande a souhaité l'application des dispositifs devant permettre au mécanisme européen de stabilité (MES) d'intervenir pour réduire les taux d'intérêt des dettes souveraines lorsqu'ils deviennent trop élevés, conformément aux décisions du Conseil européen du 29 juin. "Le temps est venu de mettre en oeuvre ces dispositifs pour les Etats membres qui en font la demande", a-t-il affirmé.

"Je souhaite que le Conseil européen du 18 octobre entérine ces décisions et qu'avant la fin de cette année, un compromis soit trouvé sur un cadre bancaire intégré et une supervision au niveau européen par la Banque centrale européenne (BCE)", a-t-il détaillé.

"La France est totalement déterminée à agir pour préserver l'euro", a-t-il martelé.

En ce qui concerne la Grèce, M. Hollande a réitéré sa volonté qu'elle "reste dans la zone euro". "Elle doit bien sûr rendre des mesures" et "faire la démonstration de sa crédibilité, mais l'Europe doit également comprendre que les Grecs ont depuis des années consenti des efforts", a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président français a rappelé sa volonté de mettre en place une taxe sur les transactions financières internationales, "dans le cadre d'une coopération renforcée" en Europe, "notamment avec l'Allemagne". "Cette taxe sera définie et mise en place dès le début de 2013", a-t-il affirmé.

"La France continuera de plaider pour son adoption au niveau international, avec l'affectation d'une partie de ses recettes pour le financement du développement et de la lutte contre le Sida", a-t-il souligné.

AP-sc/st

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