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Gabon: le ministère de l'intérieur demande un examen médical de Mba Obame

27/08/2012 09:37 EDT | Actualisé 27/10/2012 05:12 EDT

Le gouvernement gabonais a demandé lundi la "mise en place d'une commission médicale" pour examiner l'état de santé "physique et mental" de l'opposant André Mba Obame, quelques jours après avoir menacé de l'interpeller.

"S'il est prouvé qu'il (André Mba Obame) ne soit pas en possession de toutes ses facultés physiques et mentales, nous l'inviterons à se faire évacuer", a déclaré le ministre de l'Intérieur Jean François Ndongou dans un communiqué.

De retour le 11 août de Paris, après 14 mois de convalescence en Afrique du Sud et en France en raison de problèmes de santé, M. Mba Obame, ancien baron du régime passé dans l'opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009, avait contesté la victoire à la présidentielle de son fils, Ali Bongo.

Son parti, l'Union nationale (UN), avait été dissous après qu'André Mba Obame se soit autoproclamé président de la République en 2011, et son immunité parlementaire avait été alors levée.

"C'est seulement après l'avis d'une commission médicale qu'il avait été autorisé à se rendre en Afrique du Sud pour y subir des soins", rappelle M. Ndongou.

Depuis son retour, le chef du parti interdit a fortement mobilisé ses partisans, demandant notamment l'organisation d'une conférence nationale et le départ du président Ali Bongo.

Le 15 août, des affrontements entre forces de l'ordre et groupuscules avaient éclaté en marge d'une manifestation de l'UN violemment dispersée. Selon l'UN, les troubles ont fait un mort, une jeune femme asthmatique ayant mal réagi aux gaz lacrymogènes. Pour le pouvoir, il s'agit d'une mort naturelle.

"Les partisans de l'ex-UN veulent transposer le Printemps arabe au Gabon alors que la situation politique, économique et sociale est différente", souligne le ministre de l'Intérieur.

Le 20 août, la procureur de la République à Libreville Sidonie-Flore Ouwé avait annoncé son intention de faire interpeller André Mba Obame, sans indiquer précisément pour quel motif.

"Qu'ils viennent ! Chiche, je dis chiche !", avait alors répondu l'intéressé.

xbs/jms

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