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Sud-Soudan : des rebelles tuent au moins 24 soldats

26/08/2012 03:36 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

Des rebelles ont tué au moins 24 soldats et en ont blessé 12 dans l'Etat de Jonglei au Sud-Soudan, et 17 soldats sont aussi portés disparus, a indiqué dimanche le gouverneur de l'Etat.

L'attaque a eu lieu jeudi dans la région de Pibor, dans l'Etat de Jonglei, où des soldats avaient été envoyés pour tenter de localiser le chef rebelle David Yau Yau, qui avait quitté l'armée sud-soudanaise (SPLA) en avril.

"24 soldats ont été tués et 12 blessés, et environ 17 sont portés disparus", a indiqué à l'AFP le gouverneur de l'Etat de Jonglei, Kuol Manyang, expliquant que les survivants avaient mis du temps à rentrer pour faire connaître la nouvelle de l'attaque.

"Nous avons envoyé une petite unité pour confirmer la présence de David Yau Yau dans la zone (...) et ils ont été attaqués par des hommes en uniforme, aidés par des civils armés", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces civils pourraient être des jeunes du groupe ethnique Murle qui vivent dans la région de Pibor. David Yau Yau appartient à ce groupe ethnique et il aurait recruté des jeunes ces dernières semaines, selon des témoignages.

David Yau Yau s'était rebellé contre le gouvernement de Juba en 2010, mais avait accepté une amnistie en 2011, juste avant l'indépendance du Sud-Soudan.

Kuol Manyang a récusé toute idée que l'attaque rebelle puisse être une vengeance contre l'armée sud-soudanaise, accusée de nombreux crimes dans la région du Jonglei, qu'elle est venue pacifier après des violences ethniques.

"Ce n'est pas une vengeance, c'est une rébellion", a-t-il estimé.

D'après la Mission des Nations Unies au Sud Soudan, l'armée sud-soudanaise a massacré plus de 600 personnes dans la région de Pibor en décembre, et elle s'est rendue coupable également de tortures et de viols.

La région du Jonglei a été particulièrement touchée lors de la guerre civile entre le Nord et le Sud Soudan entre 1983 et 2005.

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