BIEN-ÊTRE

Reprise des croisières sur le Nil à partir du Caire après un arrêt de 18 ans

26/08/2012 03:38 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

Les autorités égyptiennes ont célébré en grande pompe au cours du week-end la reprise des croisières sur le Nil vers la Haute-Egypte à partir du Caire, après une interruption de dix-huit ans pour des raisons de sécurité.

Une cérémonie a été organisée à Louxor à l'occasion de l'arrivée dans ce haut lieu du tourisme égyptien d'un navire en provenance de la capitale.

Le ministre du Tourisme, Hicham Zazou, a assuré que "le rétablissement de la sécurité est la clé pour la reprise du tourisme en Egypte. Toutes les croisières sont sécurisées en collaboration avec le ministère de l'Intérieur".

L'objectif, a-t-il souligné, est d'arriver à égaler la saison de 2010 qui avait généré 13 milliards de dollars pour l'économie du pays.

Le président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi, s'était engagé le 3 août à garantir la sécurité des touristes, dont le nombre a fortement baissé après la révolte de début 2011, portant un coup sévère à l'économie.

Les croisières sur le Nil, l'une des grandes activités touristiques de l'Egypte, avaient été stoppées entre Le Caire et Louxor en 1994 en raison de risques d'attentats.

Elles se sont toutefois poursuivies sur la portion du fleuve entre Louxor et Assouan, les deux principales villes touristiques de Haute-Egypte.

La révolte qui a provoqué la chute en février 2011 du régime du président Hosni Moubarak, le prédécesseur de M. Morsi, a donné un coup de frein au tourisme, secteur vital de l'économie.

Au premier trimestre de cette année, 2,5 millions de touristes sont venus en Egypte, soit une augmentation de 32% par rapport à la même période en 2011. Ce chiffre traduit toutefois un recul de 27,8% par rapport aux trois premiers mois de 2010.

Si l'activité touristique reprend de manière soutenue dans les grandes stations balnéaires de la mer Rouge, elle reste toutefois encore déprimée en Haute-Egypte et au Caire, selon des responsables du secteur.