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Les progressistes doivent craindre un gouvernement minoritaire, dit Marois (PHOTOS)

26/08/2012 11:02 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

Les citoyens progressistes doivent craindre l'élection d'un gouvernement minoritaire et appuyer le Parti québécois (PQ), estime Pauline Marois.

« C'est une crainte que doivent avoir les citoyens du Québec, qu'il y ait un gouvernement minoritaire », a dit Mme Marois, soulignant qu'un gouvernement du PQ pourrait avoir les mains liées par le Parti libéral du Québec (PLQ) ou la Coalition avenir Québec (CAQ) et l'empêcher d'adopter des politiques « progressistes et audacieuses ».

« Élire un gouvernement minoritaire, c'est s'empêcher de pouvoir passer des lois, corriger des situations qui ont été créées par le gouvernement de M. Charest. » — Pauline Marois.

Les Québécois ont le choix entre des progressistes et des conservateurs, a résumé Pauline Marois.

Questionnée sur le choix qui s'offre aux souverainistes conservateurs, Pauline Marois a renvoyé ces électeurs dans les bras du PLQ et de la CAQ, avant de se rétracter. « Qu'ils fassent leur choix. Ils ont deux partis conservateurs devant eux », a-t-elle dit dans un premier temps.

Elle a rectifié le tir quelques minutes plus tard, affirmant qu'elle avait mal compris la question. « J'ai une chose à dire aux souverainistes conservateurs. Le Parti québécois a toujours dirigé le Québec en étant très responsable dans ses politiques économiques, ses politiques sociales audacieuses. Et je dis aujourd'hui aux conservateurs souverainistes que je dirigerai un gouvernement qui va être responsable », a-t-elle dit.

La chef péquiste a fait cette déclaration à Montréal où elle a parlé du programme de son parti concernant le logement social et l'accès à la justice.

Dans une vidéo mise en ligne par le PQ vendredi, le candidat de la circonscription de Rosemont, Jean-François Lisée, exprime ses craintes quant à une éventuelle division du vote souverainiste de gauche.

La caravane du PQ sera d'ailleurs de passage, une nouvelle fois, dans la circonscription de Gouin, à Montréal, où le péquiste et député sortant Nicolas Girard affronte la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David. « Je veux que Nicolas Girard soit élu et soit dans mon équipe gouvernementale », a dit Mme Marois en encensant le travail de son candidat, notamment pour avoir « débusqué le scandale des garderies ».

À ce sujet, Québec solidaire réfute les accusations de division du vote, soulignant plutôt que des députés solidaires pourraient avoir la balance du pouvoir.

Mme Marois a répété qu'elle allait « respecter la décision de la population ». Elle a par contre été incapable de dire si le projet de référendum sur la souveraineté serait remis à plus tard dans l'éventualité de l'élection d'un gouvernement péquiste minoritaire.

Logement social et justice

Pauline Marois était de passage dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne, à Montréal, pour parler de logement social et de justice. Un gouvernement du PQ investirait 35 millions de dollars supplémentaires pour porter de 2500 à 3000 le nombre de logements sociaux construits par année.

La formation politique propose par ailleurs de donner accès aux services juridiques gratuits aux personnes qui travaillent au salaire minimum, un engagement de 16 millions de dollars. Elle veut aussi revoir les régimes d'aide et d'indemnisation des victimes d'actes criminels afin de mieux soutenir les victimes et leur famille (6 millions de dollars).

Finalement, le PQ encadrerait davantage les agences de placement temporaire aux « pratiques douteuses », afin de protéger les droits des travailleurs.

La chef péquiste a profité de cette annonce pour dénoncer de nouveau le bilan libéral, ajoutant que la CAQ irait dans le même sens. « François Legault essaie de se faire élire sur le dos des travailleurs, sur le dos des syndicats », a-t-elle dit.

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