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L'Iran peut faire partie de la "solution" en Syrie, selon Le Caire

26/08/2012 10:10 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

L'Egypte a défendu dimanche son idée d'un groupe régional de contact sur la Syrie qui inclurait l'Iran, ferme allié du régime de Bachar al-Assad, en assurant que Téhéran pouvait "faire partie de la solution" à la crise syrienne.

Le nouveau président égyptien, Mohamed Morsi, a proposé mi-août lors du sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) de La Mecque la mise en place d'un tel groupe comprenant l'Egypte et l'Iran, ainsi que l'Arabie saoudite et la Turquie, deux pays soutenant les rebelles syriens.

"Si ce groupe réussit, l'Iran ferait partie de la solution et pas du problème", a déclaré à des journalistes le porte-parole de la présidence égyptienne, Yasser Ali.

"Résoudre le problème (syrien) demande d'inviter toutes les parties actives dans la région", a-t-il dit, en relevant que Téhéran était un "partenaire influent" de Damas.

L'Iran a déjà fait savoir le 17 août dernier qu'il "accueillait favorablement" la proposition du président islamiste égyptien.

M. Morsi doit se rendre le 30 août prochain à Téhéran à l'occasion du sommet du Mouvement des pays Non-Alignés (NAM), dont la présidence passe de l'Egypte à l'Iran.

Il s'agira de la première visite d'un chef de l'Etat égyptien en Iran depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays il y a plus de trente ans.

M. Ali a toutefois affirmé que cette visite "de quelques heures" seulement serait uniquement consacrée au sommet des Non-Alignés.

"Aucun autre sujet n'est prévu", a-t-il assuré, interrogé pour savoir si la question d'une reprise des relations diplomatiques entre les deux pays pourrait être abordée.

Dans une interview publiée mardi par le journal égyptien Al-Ahram, le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi avait en revanche estimé que son pays et l'Egypte s'acheminaient vers une reprise de leurs relations diplomatiques.

"Nous marchons dans cette voie et le rétablissement de nos relations ne dépend plus que de mesures protocolaires", avait-il assuré.

Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la conclusion en 1979 des accords de paix entre l'Egypte et Israël.

cr/sb

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