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Libye: des attaques contre des tombes forcent la démission d'un ministre

26/08/2012 07:01 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

TRIPOLI, Libye - Le ministre libyen de l'Intérieur par intérim a démissionné dimanche après que des membres du Parlement nouvellement élu eurent accusé ses forces de négligence lorsque des attaquants ont rasé, la veille à Tripoli, un monument soufi et une mosquée alors que la police n'agissait pas.

L'attaque de samedi contre le monument est le plus récent assaut contre des lieux de culte souffis, soulevant des inquiétudes quant au développement de troubles sectaires dans un pays qui ne dispose toujours pas d'un gouvernement central solide et de police ou d'armée fonctionnelles.

Des témoins et un journaliste de l'Associated Press ont rapporté que les forces de sécurité étaient visiblement absentes des rues de Tripoli, dimanche.

Dimanche soir, un porte-parole des forces de sécurité a annoncé que 17 personnes avaient été arrêtées en lien avec la profanation du monument soufi. Il a également nié que la police et l'armée avaient reçu l'ordre de se retirer des rues.

Les troubles surviennent à la suite d'attaques de musulmans partisans de la ligne dure contre divers monuments religieux à travers le pays. Des attaques similaires sont survenues au cours des derniers mois dans d'autres villes, et au moins deux fois dans la capitale.

Le soufisme est une branche mystique de l'islam dont les membres prient souvent près des tombes de saints vénérés. Les musulmans salafistes partisans de la ligne dure considèrent la pratique comme offensante, puisqu'ils considèrent la vénération de tombes comme une forme d'idolâtrie.

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