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Le PQ ou la CAQ ne créerait «aucun impact positif» pour le commerce, dit Charest

26/08/2012 11:36 EDT | Actualisé 26/10/2012 05:12 EDT

GATINEAU, Qc - Si Jean Charest se pose en candidat de la «stabilité», il ne va pas jusqu'à qualifier l'éventualité de l'élection de ses adversaires de «menace» pour les relations économiques du Québec.

Alors que s'ouvrent dimanche les bureaux de scrutin pour le vote par anticipation, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) était en Outaouais où il compte de nombreux châteaux-forts.

Lors d'un point de presse matinal à Gatineau, M. Charest a indiqué qu'il ne voyait aucun «impact positif» possible à une élection d'un gouvernement péquiste ou caquiste pour le commerce québécois avec les autres provinces et les États-Unis.

Fidèle au discours qu'il tient depuis plusieurs jours, le chef libéral a confié croire que Pauline Marois et François Legault ne cherchent que la «chicane avec les autres».

«Quand on se fait élire, nous, c'est pour s'entendre avec nos voisins, pas se chicaner avec eux. C'est ça, la différence», a tranché le chef libéral.

Interrogé à savoir pourquoi il ne qualifiait pas malgré tout cette situation de menace pour l'économie québécoise, il s'en est remis aux électeurs.

«C'est un jugement que doivent porter les Québécois sur le choix qu'ils ont. Est-ce qu'on veut un référendum et tout ce qu'un référendum amène au Québec en terme d'instabilité politique?», a-t-il martelé.

«Tout le monde comprend le contexte économique dans lequel nous vivons et tout le monde veut que l'on puisse continuer sur la lancée que nous avons.»

Rien pour acquis

Sa visite en Outaouais coïncide avec celle du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), alors que la région située près de l'Ontario se plaignait d'être délaissée par les chefs de partis depuis le début de la campagne électorale.

Flanqué de ses quatre députés de la région ainsi que du candidat Alexandre Iracà qui cherche à remplacer le ministre sortant Norman MacMillan dans Papineau, M. Charest s'est défendu d'y faire campagne parce qu'il craignait de perdre l'un de ses bastion.

«Pas du tout!», a lancé le chef libéral, qui a affirmé par ailleurs être «en grande forme», «serein et confiant».

Il a toutefois indiqué qu'il ne tenait rien pour acquis, ni auprès des électeurs de l'Outaouais qui votent traditionnellement en masse pour le PLQ, ni auprès des électeurs anglophones, courtisés par François Legault au cours de la campagne.

La dernière défaite libérale dans l'Outaouais remonte aux élections de 1976.

M. Charest a par ailleurs profité de sa visite pour s'offrir son premier bain de foule majeur depuis le début de la campagne à la foire gourmande de Montebello. Cet arrêt figurait également à l'agenda de M. Legault.

Pas l'ombre d'un manifestant en vue, M. Charest a sillonné sans anicroche les stands proposant des produits du terroir, dégustant charcuteries ici, achetant fromage là, échangeant avec les gens voulant prendre une photo à ses côtés.

Le dernier droit de la campagne électorale promet d'être chargé pour Jean Charest, qui devra donner tout ce qu'il peut pour faire mentir les sondages qui le placent à la traîne derrière ses principaux adversaires.

Il n'est pas assuré pour autant qu'il se rende dans toutes les régions du Québec, comme il l'avait d'abord laissé entendre plus tôt dans la campagne.

«Le temps, c'est la denrée la plus rare d'une campagne électorale, a-t-il expliqué. On est en train de planifier le dernier droit de la campagne, on cherche à aller dans le plus de régions possible.»

En fin de campagne, les chefs ont l'habitude de visiter les circonscriptions les plus chaudement disputées, afin de donner un coup de pouce qui fait parfois la différence à leurs candidats en danger. Il n'est pas impossible que des endroits considérés comme sûrs ou d'autres comme trop difficiles à ravir soient, en conséquence, boudés.

Culture

M. Charest a d'autre part profité de sa visite pour faire une série d'annonces touchant la culture totalisant 50 millions $. S'il et réélu, un gouvernement libéral investirait notamment 15 millions $ pour accroître l'offre télévisuelle et le contenu web destinés aux jeunes.

Il travaillerait à améliorer la diffusion du cinéma québécois en région et accorderait plus de financement aux diffuseurs pluridisciplinaires. Enfin, il lancerait un projet expérimental de réseau média sur Internet, géré par Télé-Québec, qui viserait à bonifier l'offre d'informations locales à travers la province.

M. Charest a poursuivi sa journée avec un arrêt dans un marché public de Laval, avant de prendre la route pour la Capitale-Nationale.

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