NOUVELLES

Un pèlerin chiite retenu en otage en Syrie revient au Liban

25/08/2012 11:38 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

Un des onze pèlerins chiites libanais retenus en otages depuis mai en Syrie a été relâché et est arrivé samedi à l'aéroport de Beyrouth, après un passage par la Turquie.

"Tous les autres pèlerins sont sains et saufs. Nous avons été très bien traités, nous étions traités comme chez nous", a déclaré l'otage libéré, Hussein Ali Omar, à son arrivée à Beyrouth à bord d'un avion turc.

Le ministre libanais de l'Intérieur, Marwan Charbel, a lui aussi affirmé que les dix otages restant étaient en bonne santé.

Portant une cravate frappée des couleurs et du croissant du drapeau turc, M. Omar a remercié tous ceux qui avaient contribué à sa libération, en particulier la Turquie.

Auparavant, le Premier ministre libanais Najib Mikati avait déclaré dans un communiqué avoir été informé par le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu de la libération de M. Omar et de son arrivée en Turquie.

La libération de cet otage est "un geste de bonne volonté" à l'égard d'un groupe de dignitaires musulmans du Liban qui avaient réclamé la libération des pèlerins, a affirmé sur la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazeera Mohammed Nour, présenté comme le "porte-parole du groupe de ravisseurs".

Cette libération ne signifie cependant pas que les ravisseurs renoncent à leur revendication à l'égard du Hezbollah libanais, le parti chiite armé qui est accusé par les rebelles syriens de soutenir les forces du président Bachar al-Assad, a ajouté le porte-parole.

Le groupe de Libanais avait été enlevé en mai en Syrie alors qu'il rentrait d'un pèlerinage en Iran.

Outre ces pèlerins, un autre ressortissant libanais issu d'un important clan chiite, les Moqdad, a été enlevé en Syrie. En représailles, son clan a enlevé plusieurs Syriens et un Turc au Liban.

Samedi, les Moqdad ont annoncé la libération de six Syriens en signe de "bonne foi à l'égard du peuple syrien et de l'Armée syrienne libre" (ASL, composée de déserteurs et de combattants anti-Assad civils).

"Ceci n'a rien à voir avec la libération de l'un des 11 otages en Syrie", a affirmé à l'AFP Maher Moqdad, un porte-parole du clan, précisant que quatre Syriens et le Turc étaient encore en captivité.

L'enlèvement du membre du clan Moqdad a été revendiqué par un groupe rebelle syrien qui l'accuse d'être un tireur embusqué à la solde du Hezbollah, qui a démenti.

Cette vague d'enlèvements contribue à exacerber les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans du régime de Damas, notamment le Hezbollah.

ak-fo-ram/fc/feb

PLUS:afp