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Tempête Isaac : une fillette tuée à Haïti, menace d'ouragan sur la Floride

25/08/2012 09:54 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

Une fillette a été tuée samedi et des camps évacués à Haïti lors du passage de la tempête tropicale Isaac qui pourrait se transformer dimanche en ouragan en touchant la Floride, ont annoncé les autorités.

Une fillette de huit ans a été tuée dans l'effondrement du mur de sa maison et dix-huit camps de déplacés victimes du séisme de 2010 ont été évacués, a indiqué à l'AFP un représentant du gouvernement pour l'ouest d'Haïti, Gonzague Day, dans un bilan provisoire.

Quelque 3.326 familles ont aussi été placées dans des abris provisoires, a ajouté M. Day.

"Des tentes et des toitures ont été emportées et des arbres arrachés" par les fortes bourrasques de vent et les pluies torrentielles, tandis que l'électricité était coupée à Port-au-Prince et les communications internet "perturbées", a constaté pour sa part le correspondant de l'AFP.

Isaac "devrait se transformer en ouragan dimanche" en approchant du sud de la Floride, a indiqué samedi à 08H00 (12H00 GMT) le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) dont le siège est à Miami (Floride, sud-est).

Les vents, actuellement de 95 kmh avec parfois des rafales plus puissantes, devraient se renforcer dans la soirée en atteignant la côte est de Cuba, précise le centre.

Isaac a actuellement une puissance proche de celle d'un ouragan depuis que l'oeil de la tempête a atteint tôt samedi les terres sud d'Haïti.

La tempête se trouvait à 150 km à l'est-sud-est de l'enclave américaine de Guantanamo, au sud de Cuba et pourrait approcher dimanche l'extrême sud de la Floride, un état où doit d'ouvrir lundi la convention nationale du Parti républicain.

Le centre météo américain a émis une alerte à l'ouragan sur la Floride et maintenu son alerte à la tempête tropicale en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque.

En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250.000 morts en 2010 est loin d'être achevée et environ 400.000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés.

cre-are/ff

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