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Sinaï: 120 tunnels obstrués côté égyptien (sources de sécurité)

25/08/2012 05:41 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

Les unités de génie de l'armée égyptienne ont obstrué 120 tunnels utilisés pour les différents trafics avec la bande de Gaza depuis le début de l'opération de sécurité au Sinaï, ont affirmé samedi des responsables des services de sécurité égyptiens.

"La destruction des entrées des tunnels se poursuit sur une base quotidienne et ne prendra fin qu'avec l'obstruction de toutes ces conduites souterraines", a assuré l'une de ces sources.

Au cours des deux derniers jours, douze tunnels ont été bouchés du côté égyptien, selon cette source qui précise que les tunnels se concentrent sur une bande frontalière d'à peine 4 km.

Jusqu'ici, l'armée s'était abstenue de recourir aux explosifs ou à l'eau pour boucher ces tunnels dont certains se trouvent dans des zones habitées.

Sept maisons inhabitées où débouchaient des tunnels ont été rasées et deux gros tunnels servant à faire entrer des voitures dans la bande de Gaza ont été bouchés, selon les services de sécurité.

L'Egypte a lancé une vaste opération de sécurité dans le Sinaï à la suite de l'attaque, attribuée à des islamistes extrémistes, qui avait coûté la vie à 16 gardes-frontières le 5 août.

Un responsable de la sécurité égyptienne avait alors accusé des "jihadistes" venus de la bande de Gaza voisine d'être derrière l'attaque, ce qu'avait démenti le Hamas, qui contrôle ce territoire.

Outre la destruction des tunnels, les services de sécurité égyptiens recherchent quelque 120 extrémistes dans le Sinaï, a indiqué mercredi l'agence officielle Mena.

La semaine dernière, des hommes armés avaient tiré une roquette contre des policiers, en blessant trois, après une opération de police dans un village du Nord-Sinaï pendant laquelle six extrémistes ont été tués.

Les autorités égyptiennes ont toujours été confrontées à l'insécurité dans cette péninsule désertique, refuge d'extrémistes et foyer de trafics en tous genres.

La situation a empiré après la chute l'année dernière de l'ex-président Hosni Moubarak qui a affecté l'action des services de sécurité contre les extrémistes.

str/mh/vl

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