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Mine de Marinaka: la grève menacerait le parti du président Jacob Zuma

25/08/2012 07:19 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - Les puissants syndicats sud-africains traversent une période trouble à la suite des violences qui ont fait 44 morts lors d'une grève touchant une mine de platine ayant d'importantes ramifications politiques.

Les chefs syndicaux affirment que les rivalités entre les anciens et les nouveaux syndicats font partie d'une machination ourdie pour détruire le mouvement syndical sud-africain. D'autres avancent plutôt des allégations de manipulation politique, tandis que certains parlent de collusion entre les entreprises minières.

Ce qui ressort de cette série d'événements, toutefois, est que les conséquences des rivalités syndicales et de la réaction violente du gouvernement pourrait affecter l'avenir du président Jacob Zuma et son Congrès national africain (ANC).

Trente-quatre mineurs ont été abattus par la police lors d'un tir de barrage à l'arme automatique d'une durée de trois minutes, la semaine dernière. Soixante-dix-huit autres personnes ont été blessées. L'incident a traumatisé une nation qui croyait avoir vu la fin des violences étatiques avec la chute du régime de l'apartheid en 1994.

Dix autres personnes avaient été tuées la semaine précédente, dont deux policiers assassinés à coups de machettes par des grévistes qui ont également brûlé vifs deux gardes de sécurité de la mine.

Les violences brutales sont survenues lors de la grève à la mine de platine Lonmin à Marikana. Le conflit a été déclenché par la nouvelle Association des mineurs et de la construction (AMCU), qui a recruté des dizaines de milliers de membres en quelques mois dans sa tentative de déloger l'Union nationale des mineurs (UNM). Cette dernière est présente depuis longtemps dans le paysage politique et économique sud-africain et est en bons termes avec les décideurs gouvernementaux.

Le nouveau syndicat affirme que l'UNM ne réclame plus de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail de façon aussi radicale parce que son leadership est trop étroitement lié au gouvernement, et s'acoquine avec le patronat des minières.

L'UNM et l'ANC entretiennent des relations très étroites; trois ex-présidents syndicaux sont d'ailleurs devenus des leaders de l'ANC.

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