NOUVELLES

Khartoum empêche l'acheminement de l'aide humanitaire au Kordofan-Sud (rebelles)

25/08/2012 06:55 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

Des rebelles du Kordofan-Sud ont accusé le gouvernement soudanais de multiplier les attaques contre cette région du sud du Soudan afin d'empêcher les agences humanitaires de venir en aide à des centaines de milliers de civils affectés par les combats.

Un haut responsable du parti au pouvoir à Khartoum a aussitôt rejeté ces accusations, en affirmant que le gouvernement était engagé en faveur de l'acheminement d'une aide humanitaire dans cette zone conformément à un accord conclu avec l'Union africaine, la Ligue arabe et l'ONU.

Les rebelles de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes) ont affirmé vendredi soir dans un communiqué avoir tué 16 soldats gouvernementaux qui avaient attaqué et pillé le village d'Al-Moreib, dans le nord-est du Kordofan-Sud.

L'armée et des miliciens avaient déjà attaqué mercredi et jeudi deux autres villages de cette zone, ont affirmé les rebelles, faisant état de 18 soldats et un rebelle tués dans ces combats.

Ce bilan n'a pas pu être confirmé auprès de l'armée.

Arnu Ngutulu Lodi, porte-parole du SPLM-N, a affirmé que "la campagne" du gouvernement contre les civils était destinée à empêcher l'acheminement de l'aide humanitaire aux personnes affectées par les combats qui ont commencé en juin 2011.

Des combats similaires ont éclaté dans l'Etat du Nil Bleu, toujours dans le Sud, en septembre.

Le gouvernement a signé le 5 août un accord avec l'ONU, l'Union africaine et la Ligue arabe, permettant l'accès humanitaire au Kordofan-Sud et au Nil Bleu.

"Nous sommes engagés (...) par le fait que l'aide doit être fournie à toutes les régions", a déclaré pour sa part à l'AFP Rabbie Abdelatti Ebaid, un haut responsable du NCP.

Le nombre de civils affectés par la guerre dans ces deux Etats a plus que doublé depuis décembre dernier, s'élevant à 650.000 personnes selon l'ONU.

Le Soudan accuse le Soudan du Sud de soutenir les rebelles du Kordofan-Sud, qui s'étaient battus aux côtés des Sudistes pendant la guerre civile (1983-2005) ayant abouti à la partition du Soudan du Sud en juillet 2011. Juba rejette de telles allégations.

str-it/mh/vl

PLUS:afp