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Des otages libanais détenus par des rebelles syriens sont libérés par la Turquie

25/08/2012 06:07 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

BEYROUTH - La Turquie a conclu samedi une entente pour la libération de 11 Libanais chiite retenus en otage depuis trois mois par des rebelles syriens, un geste qui souligne l'influence grandissante d'Ankara dans le monde arabe. Dans la Syrie elle-même, des militants ont rapporté la découverte de jusqu'à 50 corps dans une banlieue de Damas attaquée par les forces gouvernementales après de durs combats cette semaine.

Des combats entre les rebelles et l'armée régulière ainsi que des bombardements ont été signalés dans diverses régions.

Les militants ont également fait mention de violences dans certaines banlieues de la capitale, dont à Daraya, à laquelle les troupes gouvernementales ont donné l'assaut jeudi. L'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé en Grande-Bretagne, a annoncé qu'entre 40 et 50 corps y avaient été découverts samedi. L'organisme n'a pas précisé si les dépouilles étaient celles de civils ou de rebelles.

La découverte de cadavres dans les zones où des combats ont eu lieu est devenue un événement routinier dans le cadre du conflit syrien vieux de 17 mois. Selon des militants, celui-ci aurait provoqué la mort d'au moins 20 000 personnes depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011.

Les 11 Libanais chiite, de leur côté, ont été enlevés le 22 mai après être entrés en Syrie par la frontière turque, en route vers le Liban. Un groupe précédemment inconnu appelé «Rebelles syriens d'Alep» a revendiqué la responsabilité de la prise d'otages.

Le groupe demandait que le chef du Hezbollag Sheik Hassan Nasrallah s'excuse pour ses commentaires en appui à M. Al-Assad. M. Nasrallah, un allié du régime syrien, a plutôt déclaré que le kidnapping ne changerait pas la position du Hezbollah.

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